AGAPES FRANCOPHONES 2014
Efstratia OKTAPODA Université de Paris IV-Sorbonne, France _____________________________________________________________ 98 écrivaine polygraphe. Romancière, essayiste et poète, elle est l’auteure de vingt- deux romans et recueils de poésie qui sont publiés à Paris et au Liban [13 romans (dont son tout dernier Balafres ou le silence de la Méditerranée (2013) et 9 recueils poétiques] et une cinquantaine d’articles littéraires, sociocritiques et pédagogiques. Cinq ouvrages collectifs lui ont été consacrés 1 rassemblant plus d’une centaine d’études sur son œuvre et quatre Colloques internationaux ont été organisés en son honneur en France et au Liban 2 . Trois de ses romans ( Anosmia ou Nostalgie d’un sens interdit ; Bagdad. Des morts qui sonnent plus fort que d’autres et Qu’as-tu fait de tes mômes, Papa ? ) ont été traduits en anglais (américain) (University Press of the South et Linus publication, USA), alors que son œuvre entière, prose et poésie, attire de plus en plus les chercheurs et le public académique et fait l’objet d’études des thèses et des Masters (France, Liban, Égypte et USA). Écrivaine trans, trans-méditerranéenne et transatlantique, écrivaine de la modernité, Ezza Agha Malak se penche sur des sujets d’actualité qui bouleversent le Monde et les sociétés contemporaines. Elle chante la guerre et l’amour, elle défend la cause féminine et les droits de la femme et des enfants. Ses romans, ses poèmes aussi, ont pour cadre le Liban, son pays natif, que l’auteure auréole et démystifie. Tous les romans d’Ezza Agha Malak donnent la représentation littéraire du Liban et de ses stéréotypes nationaux. Le roman La Dernière des Croisés (1 ère édition : Maison Internationale du Livre, Beyrouth, 1997 ; 2 ème édition : Éditions des Écrivains, Paris, 2002) se présente comme le roman par excellence pour les représentations socio- culturelles du pays et le rapport entre texte, intertexte et architexte. Ce sera le premier paradigme de mon étude. Le roman entier se centre sur le côté pragmatique des images et sur la pragmatique interne de la narration. Loin de l’imaginaire et de son triomphe, le récit représente le monde dans sa complexité quotidienne, censé de reproduire la réalité, surtout celle des bonnes dans la ‘bonne’ société libanaise qui va m’intéresser tout particulièrement dans cette étude (Oktapoda 2011 (a), 190). Pour la représentation du réel dans l’art, je reprendrai les propos d’Aristote pour qui l’imitation n’est pas négative, mais une généralisation non 1 L’œuvre de Ezza Agha Malak a fait l’objet de nombreuses études dont six ouvrages collectifs : Regards sur l’œuvre narrative et poétique de Ezza Agha Malak , B. Baritaud (dir.), Paris, Éditions des Écrivains, 1999 ; Ezza Agha Malak. Regards croisés francophones sur son œuvre narrative et poétique , Gilles Sicard (dir.), Préface de Denis Labouret, Paris, L’Harmattan, 2005 ; Ezza Agha Malak. À la croisée des regards , Cynthia Hahn (dir.), Préface de Romain Vignest, Paris, L’Harmattan, 2010 ; Le Pays et l’ailleurs. Voyage et narration dans l’œuvre de Ezza Agha Malak , Efstratia Oktapoda (dir.), Paris, L’Harmattan, 2010 ; Oeuvre francophone et identité transculturelle , Sélection d’études littéraires par Ezza Agha Malak, Préface d’Efstratia Oktapoda, Paris, L’Harmattan, 2010 ; L’Écrivain moyen-oriental face à ses mythes. Perspectives critiques sur l’œuvre de Ezza Agha Malak , Efstratia Oktapoda (dir.), Paris, L’Harmattan, 2013. 2 Un Colloque à l’Université de Tripoli en 2005, un triple Colloque à Beyrouth, Saïda et Tripoli en 2006, un Colloque à l’Université Libanaise de Beyrouth en 2009, et un Colloque à la Sorbonne, Paris IV, Maison de la Recherche, en novembre 2008. À noter aussi qu’une Journée-débat a été organisée en son honneur à la Bibliothèque Nationale de France, BnF à Paris, en mai 2012.
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