AGAPES FRANCOPHONES 2014

Les guides de conversation : stéréotypie linguistique, variation socio-culturelle _____________________________________________________________ 219 l’hôtel, les moyens de transport, chez le médecin, la vie culturelle, les loisirs, parfois un peu d’agriculture, d’industrie et de commerce. L’organisation en chapitres et sous-chapitres et la table des matières offrent un repérage assez rapide dans le livre. En ce qui concerne l’organisation dans la page, la forme est celle d’un dictionnaire à trois rubriques : langue source, langue cible et transcription phonétique. Le format est assez petit, bon à « empocher » par tout touriste qui voyage dans un pays étranger. À ces listes, qui constituent le contenu proprement-dit du guide, s’ajoutent le plus souvent, un petit aperçu de grammaire et de phonétique, en préambule. Toujours dans la première partie du guide, l’auteur peut donner le « mode d’emploi » du guide, la manière de se débrouiller dans la structure proposée et de « lire » certaines abréviations utilisées. À la fin, il y a d’habitude un petit vocabulaire bilingue, pas toujours obligatoire, ou des tableaux de conjugaison des verbes. On peut ainsi affirmer que la macrostructure d’un tel document/texte est constituée d’une partie principale, qui comprend le vocabulaire proprement dit (lexique et phraséologies) encadré entre une « introduction » et un dictionnaire, facultatifs et de dimensions variables. La présence et la richesse des explications linguistiques en début d’ouvrage dépendent de la difficulté de la langue par rapport au locuteur roumain. Le guide roumain- italien contient en guise de préface une page, pendant que le guide roumain – japonais explique les particularités du japonais en dix pages. Il y a pourtant des guides qui se passent de cet « encadrement » du contenu. Ainsi, le guide roumain-allemand ne contient aucun dictionnaire à la fin et la partie introductive se résume à une page qui explique la transcription phonétique. D’autres, en revanche, transforment cette partie dans un vrai cours de grammaire, comme dans le guide de conversation roumain-espagnol qui comprend environ trente pages. Cette structure du guide de conversation se retrouve dans tous les types comme canevas organisateur de la structure du livre sur lequel vont se greffer les variations présentes surtout dans les guides nouveaux ou de deuxième génération. 2. But et destinataire Le but principal d’un tel ouvrage est de faciliter la communication des touristes à l’étranger, de permettre la formulation des questions et la compréhension des réponses, lors d’un voyage, sur des thèmes usuels quotidiens. Comme le contenu porte sur le vocabulaire et les expressions phraséologiques spécifiques à une certaine situation de communication et contient d’habitude des explications grammaticales, le guide peut être très bien employé comme manuel/ méthode de langue complémentaire aux ouvrages classiques à visée méthodologique. De cette façon, les guides touristiques constituent un genre hybride entre le dictionnaire et un cours/méthode d’apprentissage. Dans la préface de certains guides, comme le guide roumain-allemand (1989) , l’auteur affirme même que l’ouvrage peut être considéré un auxiliaire des manuels destinés aux écoles : Acest ghid de conversaţie român-german a fost elaborat cu scopul de a înlesni turiştilor români, cât şi tuturor celor pe care specificul muncii îî duce

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