AGAPES FRANCOPHONES 2014
Maria-Mădălina URZICĂ POIANĂ Université de Craiova, Roumanie _____________________________________________________________ 286 populaires, croire aux ursitélé (Istrati 1994, 140, 142, 166). En bas de la page 140 il est expliqué pour le lecteur français ce qu’elles représentent: « Les trois fées qui président à la naissance; Mais ce que les ursitele ont décidé est plus fort que notre désir « Si je dois en croire mon ursita... » (Istrati 1994, 142); « L’ursita avait tenu parole! » (Istrati 1994, 166). Les clichés présents dans notre corpus sont liés soit à la fête nuptiale dans la culture tzigane: Vous ne savez pas que, chez nous, lors de la fête nuptiale, des femmes de la famille et même des femmes étrangères envahissent la chambre à coucher des jeunes époux quelques heures après leur retraite, les chassent dans une autre, et fouillent le lit conjugal pour y trouver la preuve irréfutable de la chasteté de la jeune épouse, preuve qu’elles portent parfois en triomphe pour montrer aux invités qui banquètent dans la salle à côté. (Istrati 1994, 66) soit à la noce « ... et la noce partit par un bel après-midi de dimanche, avec le faste de l’époque, vers l’église: tout le monde à pied, sauf les deux cavaliers qui ouvraient le chemin... » (Istrati 1994, 68), au fait d’être lié (Istrati 1994,72, 74, 80) – préjugé populaire, expliqué en bas de page pour le lecteur français, dans le texte en roumain il n’existe pas. « Je me sauvai provisoirement en prétextant que j’étais lié. » (Istrati 1994, 72); « elle croyait sincèrement que je devais être lié par une sorcière, et priait le bon Dieu, avec ferveur, de vaincre le diable et de guérir son mari qu’elle aimait malgré sa défaillance. » (Istrati 1994, 74) ; « Je comprends qu’il soit lié. » (Istrati 1994, 80) ou le chemin de Damas : « Damas fut pour moi un vrai chemin de Damas; ma vie y changea de fond en comble. » (Istrati 1994, 246). Les manières de penser renvoient aux représentations, aux préjuges sur les Roumains ou sur les Turcs : « On sait que le Roumain est un peu commerçant; il n’est que l’esclave de la terre. » (Istrati 1994, 46) / « Se ştie că Românul nu prea e negustor; el nu e decât sclavul pământului. » (Istrati 1994, 47) tandis que les Turcs sont très commerçants « À prix d’or on obtient tout ce qu’on veut en Turquie » (Istrati 1994, 202)/ « Cu bani poţi obţine tot ce vrei în Turcia » (Istrati 1994, 203); « on dit qu’en Turquie on achète tout ce qu’on veut avec de l’or » (Istrati 1994, 216)/ « Se zice că în Turcia cumperi orice pofteşti cu aur! » (Istrati 1994, 217) Les clichés et les manières de penser exemplifiés ci-dessus à partir de notre corpus complètent le schéma des stéréotypies langagières et des constructions figées. Conclusions En guise de conclusion, nous pouvons affirmer que le compliment, comme routine conversationnelle peut être assimilé aux lieux communs, car il se caractérise par des formulations relativement stéréotypées. Il peut donc être associé au lieu commun de l’entrée de la conversation, puisque cet acte de langage a des formulations et des usages relativement stéréotypés et surtout parce qu’il fonctionne comme « routine d’amorce de la conversation » (Traverso 1993, 115). De plus, les stéréotypes langagiers représentent une réalité dans le langage car les contextes communicationnels sont parsemés par des formules
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