AGAPES FRANCOPHONES 2014
Stefania DEI Université de Florence et Laboratoire ELLIADD, Université de Franche-Comté _____________________________________________________________ 306 2.2. Les informateurs Les participants à l’étude étaient au nombre de dix : huit d’entre eux avaient un niveau B2, deux, plutôt un B1. Pour établir ces niveaux nous avons fait référence au CECR 3 . Définir le niveau de compétences langagières d’un étudiant est assez aléatoire. Nous savons qu’excepté les niveaux débutants – et là encore le terrain est délicat pour affirmer que les débutants ont tous un même « terrain vierge » - il est difficile d’évaluer avec précision les savoirs faire dans les activités de réception, de production, d’interaction et de médiation. 2.3. Protocole expérimental Pour les nouvelles sur support papier, les étudiants avaient le choix entre huit nouvelles. Pour les textes sur eBook, cinq nouvelles étaient proposées aux étudiants-lecteurs. Pour la lecture des nouvelles sur écran d’ordinateur , cinq nouvelles étaient proposées ; pour les textes d’opinion, onze textes avaient été sélectionnés et extraits de différents journaux pour la version papier . Pour la version écran, six articles ont été choisis. Nous nous rendons compte qu’en multipliant les textes, les résultats peuvent être plus complexes et plus difficiles à analyser, ce qui peut biaiser l’analyse. Mais l’important était d’impliquer le plus possible les participants dans leur lecture. Pour le recueil des données nous avons croisé les informations obtenues à partir d’outils d’investigation différents : deux questionnaires préalables (sur l’identité de nos informateurs, sur leurs heures d’apprentissage du français, leurs lectures en LM et en français), un questionnaire sur les stratégies de lecture 4 , une capture d’écran, un entretien semi-directif après chaque lecture. 2.3.1. Questionnaire sur les stratégies de lecture mises en œuvre Pour le questionnaire où étaient présentées les stratégies différentes sur la lecture/compréhension, nous nous sommes inspirée de « Compétences, savoirs, représentations » de Souchon (1991-1992). Nous nous sommes également appuyée sur Claudine Lachapelle 5 et Jocelyne Giasson 6 pour tenter de mieux cerner les stratégies que les informateurs mettent en oeuvre. Nous nous sommes également basée sur notre expérience de formateur sur « Comment améliorer la compréhension orale ? » en transférant des stratégies utilisées pour la compréhension orale à la lecture de textes écrits. Pour le questionnaire, nous avons adopté un point de vue directif en élaborant au préalable une liste des manières de procéder pendant une activité de lecture. Nous avons expliqué aux informateurs qu’ils allaient lire des textes sur plusieurs supports et qu’ils devaient remplir un questionnaire sur ce qu’ils « faisaient » en lisant. Nous sommes consciente qu’il y a plusieurs manières d’aborder la question. Peut-être aurait-il fallu, par exemple, sensibiliser au 3 Cadre Européen Commun de Référence 4 Pour chaque texte, les informateurs devaient remplir un questionnaire sur les stratégies 5 Directrice des Services éducatifs, Commission scolaire du Lac-Abitibi, La Sarre, Québec, www.clindoeilpedagogique.net , consulté en juin 2013 6 www.pedagonet.com/other/lecture3.html , consulté en juin 2013.
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