AGAPES FRANCOPHONES 2016

Agapes Francophones 2016 10 1 Bouillet, M.N. (dir.), Dictionnaire des Sciences, des Lettres et des Arts, Paris, Hachette, p.1260. 2 Greimas, Algirdas Julien, Dictionnaire de l’ancien français. Le Moyen Âge, coll. « Trésor du français », Larousse, 1992, p.439. Une attention particulière a été accordée à la parabole et à ses avatars linguistiques : h Les Connexions riches et productives du point de vue linguistique entre la parabole et la parémiologie ; h La Parabole et l’analyse du discours (conditions de production, destinateur, destinataire, contexte d’énonciation, visée pragmatique de la parabole) ; h La Parabole et la métaphore ; la parabole et l’allégorie ; h La Parabole et l’interprétation subjective vs contraintes génériques ; h Les Études contrastives de la parabole ; h La Parabole en tant qu’argumentation. Concrètement, le programme du colloque a proposé, après les conférences plénières d’ouverture, d’aborder la dimension culturelle, esthétique, littéraire, linguistique et didactique de la parabole dans des sections divisées en plusieurs sous-parties, en adoptant des perspectives diverses axées sur la transdisciplinarité. Aperçu de quelques différentes définitions de la notion de « parabole » Se référant aux encyclopédies, aux dictionnaires généraux et spécialisés et aux ouvrages français de différentes époques, nous recensons les définitions suivantes : Dans le Dictionnaire des Sciences, des Lettres et des Arts de Bouillet, paru en 1880, la parabole est définie en tant qu’ « Allégorie qui renferme quelque vérité impor- tante. Cemot n’est guère usité qu’en parlant des allégories employées dans l’Écriture Sainte et surtout dans les évangiles. Parabole duMauvais Riche, du Bon Samaritain ou du Bon Pasteur. Chez les modernes, plusieurs Allemands ont composé des para- boles remarquables : Andreae, Lessing, Herder et Krummacher dont les paraboles ont été traduites par l’abbé Bautain (1821) et Teillac (1838). On estime aussi les Histoires et les Paraboles du (sic !) P.Bonav, Giraudeau (1766), continuées par Champion de Nilon (1786). » 1 On voit que les premiers renvois sont faits à l’allégorie et à la Sainte Écriture. En échange, Algirdas JulienGreimas dans son Dictionnaire de l’ancien français. Le Moyen Âge 2 identifie trois sens différents du concept de « parabole », par sa pro- venance grecque et par ses sens acquis en latin : « Parable (1260.Br.Lat., lat.ecclés. parabola, comparaison, mot provenu du grec 1. Parabole ; 2. Style, une des cinq parties de la rhétorique : Parable est li atornemens des paroles et des sentences avenables a ce que il a trové ; car trover et penser po vaudroit sanz les paroles acor- dans a sa manière (Br.Lat.). Parabole (1265, Jean de Meung) : 1.Allégorie ; 2.Fable, sujet de récit ingénieux (Godefr. de Paris) ; 3. Mensonge feinte : Mes tout estoit en parabole, Car de lor bouche une disoient Et lor cuer autre pensoient. (Godefr. de Paris) » Les contextes non-religieux qui accompagnent les explications renvoient toujours à l’allégorie, mais cette fois-ci l’idée de narration d’un sujet laïc est mieux mise en évidence.

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