AGAPES FRANCOPHONES 2016
Ramona MALITA (Une) Introduction 13 10 Étymologiquement et historiquement le mot est employé comme adjectif. Par exemple, dans le Dictionnaire Encyclopédique du 1765 on a le syntagme « vertus homilétiques », à savoir « relatives à la vie de société ». D’ailleurs l’adjectif emprunté au grec signifie « qui con- cerne les relations, le commerce habituel ». Plus tard, dans les premières décennies du XIX e siècle, les dictionnaires enregistrent (en 1834) le mot « homilétique » et son emploi nominal qui renvoie à la « théorie de la prédication évangélique ». (TLFI, page consultée le 29 octobre 2016) étymologique principal dumot (provenant du grec) est « relatif à la vie de société » 10 La parabole se sert des lambeaux de phrases et d’histoires/anecdotes/fils narratifs tirés du trésor commun de l’homilétique et qui, à force d'avoir été cités maintes fois et dans des situations de communications différentes, avaient perdu toute signature. Présentations synthétiques des contributions de ce volume Conférences plénières Les paraboles et les hyperboles, comprises dans le spectacle du vin : c’est l’idée- clé chère à Liliana Cora FOŞALĂU qui, dans la conférence plénière soutenue lors de l’édition 2016 du colloque CIEFT, conférence intitulée Le monde littéraire du VIN: Paraboles et autres figures, illustre littérairement le célèbre adage In vino veritas . Stimulant l’imagination, la création artistique, la pensée, le Vin manifeste ses pou- voirs et les fait connaître à tous, par l’intermédiaire des écrivains et philosophes, moyennant les mots ! Pareil à la figure-thème de ce colloque, qui unit les registres de représentation réelle et mentale dans un sens – la parabole. Entre les deux – vin et parabole – le langage : le Verbe. « Qui pourrait dire la vraie origine et le sens initial de ce lien : le vin / les mots? » se demande et nous demande l’auteure. Si elle procède à une comparaison ouverte, même si les deux termes ne font pas partie de la même catégorie logique, mais artistique, c’est qu’elle veut démontrer à tout prix (et pour cause !) que le vin et les mots ont « un corps, une saveur, une profondeur, une transparence, une subtilité ! » La puissance des mots est incontestable, celle du vin, considérable. À partir de l’origine énonciative hébraïque de la parabole et de l’étymologie du terme, Mireille RUPPLI fait, dans la seconde conférence du colloque CIEFT 2016, Parabole : la parole détournée, l’apologie de la parabole comme parole. Elle y dessine l’évolution sémantique du « mashal » (parabole en la culture juive), en in- sistant sur les caractéristiques rhétoriques et narratives de cette structure enchâssée. La parabole comme trope, comme allégorie, comme métaphore-récit vise toujours, dans toutes ces trois variantes, le détournement et la transgression du visible à l’invisible, donc à la métaphysique. Vue ensuite en contexte énonciatif, la parabole serait pourMireilleRuppli une forme de communication, car « parler en paraboles » témoigne d’une intelligence morale élevée. Littérature Lambert BARTHÉLÉMY dans son étude intitulée À tâtons dans le noir : Claude Simon et la parabole de l’aveugle aborde trois dimensions du travail de recharge disjonctive de la parabole de la cécité chez Simon : ce qu’il en est, directement, du rapport à la vision et à la concurrence de sesmodèles possibles ; ce qui s’y joue quant
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