AGAPES FRANCOPHONES 2016

Diana RÎNCIOG Le jardin de Ghethsémani dans la poésie de Victor Hugo et de Gérard de Nerval 195 Giovanni Bellini Philippe de Champaigne Andrea Mantegna El Greco lection particulière, Andrea Mantegna, Le Christ au jardin des oliviers, musée des Beaux-Arts de Tours. Il y a aussi une sculpture plus connue, celle Germain Pilon, La Prière de Nostre Seigneur au jardin d'Olivet (de 1582 à 1584), Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique. Nous présentons ci-dessous quelques exemples, accompa- gnés de brefs commentaires. Dans la plupart de ces œuvres d’art, l’accent est mis sur la souffrance de Jésus Christ et saprière pour pouvoir supporter la détresse, la trahison, l’ingratitude. Dans la peinture de Mantegna nous remarquons la position plus haute et isolée de Jésus, dans la position de prière, tandis que les autres personnages sont restés en bas, l’air triste et pensif; dans la deuxième toile, illustrant l’agonie du jardin de Ghethsémani, nous avons une composante de lumière et mystère, des gestes suggestifs des mains, renvoyant à l’idée de dialogue entre Jésus et l’ange, l’un montrant vers la terre, l’autre vers le ciel; l’autre main de Jésus repose sur le coeur…il fait l’obscurité et la lune pleine s’aperçoit au deuxième plan, comme une lueur de l’espoir. Dans le qua- trième tableau ci-dessous la caractéristique est le paysage, la couleur verte dominante, le con- traste entre l’état de sommeil et de prière, com- me un symbole de la croyance vivante ou anihi- lée. À son tour, El Greco met en évidence le jeu d’ombre et de lumière, suggérant la dualité ange /vs./ bête, mal /vs./ bien caractérisant l’être humain.

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