AGAPES FRANCOPHONES 2016
Mónika VARGA L’homme impliqué dans le Royaume de Dieu 215 2) métaphrandes qui indiquent les choses (entités) à décrire. Ce sont les deux termes de lamétaphore laquelle est «toujours un métapheur connu s’appliquant à un métaphrande moins connu ou inconnu». (ibid.) 3) Les parapheurs sont les «épithètes» ou des mots associés aux métapheurs et les sèmes contenus dans la connotation. Les parapheurs deviennent les: 4) paraphrandes sous la forme de laquelle ils renvoient automatiquement aux mé- taphrandes . 2.1.1. La première phase du décodage du message christique: décodage mental Examinons d’abord la première phase dudécodage. Les principaux dispositifs de la communication sont ainsi reconstruits: Dieu le Père la source, Dieu le Fils l’ émet- teur, l’homme en écoute le récepteur, via l’ encodage – dans notre contexte, l’action de transposer la signification des signes spirito-linguistiques transmise par le mes- sage; et le décodage – l’action de dégrader une signification des signes du code lin- guistique dumessage. Le langage dumessage christique est dichotomique, potenti- ellement voilé/dévoilé, souvent figuré. Le canal est verbal-auditif. Le message est porteur de signification pour le récepteur du sens de la facette linguistique des signes sur les plans cognitif mental et affectif, engendrant des images mentales . Jésus, dans son discours adressé à la multitude, s’est d’ordinaire servi de méta- pheurs se référant à des espaces de la création (la nature et l’humanité) et de l’espace relationnel avec les espaces de la création. Je considère les éléments discursifs de ces deux espaces comme des entités connues aux destinataires du message, des méta- pheurs filés avec leur registre associatif, connotatif (les parapheurs ) qui aboutissent premièrement à la naissance d’images mentales que j’appelle « sensibles ». J’estime que ces images mentales ‘sensibles’ en l’espace mental réticulaire ainsi construit, correspondent au premier niveaude lecture, par l’intellect, des paraboles, des comparaisons. Ces images mentales ‘sensibles’, par les parapheurs donnent ac- cès aux paraphrandes sous la forme de laquelle ils renvoient automatiquement aux entités et aux rapports à qualifier, à savoir aux métaphrandes, aux images mentales que j’appelle « abstraites ». Le façonnement des images mentales « abstraites » est œuvré à l’aide de l’expli- cation par Jésus de ses paraboles, en exigeant des destinataires l’établissement d’un tissu interprétatif. Le niveaudes imagesmentales ‘abstraites’ est le deuxième niveau de lecture saisi par l’intellect. Des éléments des espaces de la création et de celui relationnel font d’ordinaire également partie du contexte de la communication qui regroupe l’ensemble de con- ditions physiques, psychologiques, socioculturelles et temporelles dans lesquelles la communication a lieu. Un dispositif essentiel est la notion de bruit qui peut indiquer des problèmes de réception, de lecture, d’interprétation et de mémorisation, théo- riquement de nature physique, physiologique, psychologique ou sémantique. Dans notre contexte ce dispositif acquiert une réinterprétation d’ordre spirituel, renvoie principalement au facteur d’interférence du système de pensée génératif (ce que la Bible indique avec le terme « Satan ») qui influe sur les systèmes de pensée (spiri- tualité, idéologie appropriées) sous-jacents aux systèmes d’action des hommes. L’effet positif ou négatif de la communication du message divin est une con- trainte ontologique de la Parole de Dieu bivalente. La spécificité de la Parole divine
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