AGAPES FRANCOPHONES 2017

Ioana MARCU et Dana UNGUREANU Université de l’Ouest de Timişoara, Roumanie _____________________________________________________________ 12 - l’analyse de la distribution et la fonctionnalité des pauses dans la production des participants et dans le déroulement de l’interaction ; - les ratés. En communication - la gestuelle, dans la communication non-verbale ; - les types de silence ; - l’ironie et l’humour fondés sur le silence ; - la relation problématique entre les instances discursives et leur rapport au message ; - la mise en abîme des fonctions du langage ; - l’arrêt, la pause, l’absence de sons articulés, la durée du silence ; les phénomènes dits « d’hésitation ». En traduction et en histoire des traductions - l’intraduisible ; - les procédés de traduction pour combler les lacunes ; - la compensation ; - l’(in)visibilité du traducteur ; - quand et comment traduire les textes non-enrégimentables dans une idéologie (par exemple, communiste) ; - les syncopes dans l’activité traduisante (l’exercice de la traduction pratiqué aux XVII e -XVIII e -XIX e siècles ; des fragments incommodes passés sous silence). Le présent des Agapes Francophones qui réunit une partie des communications présentées à l’occasion du colloque reflète justement la diversité des points d’un vue qu’une notion si complexe peut susciter. Sur le plan littéraire, les contributeurs se sont penchés sur les représentations et les significations du silence chez J.-M.G. Le Clézio, Henri Bosco, Albert Camus, Alfred de Vigny, Valère Novarina, Fernando Pessoa, Sylvie Germain, Paul Celan, Philippe Djian, Paul Sartre, Jean-Jacques Rousseau, Henri Thomas, Samuel Beckett, André du Bouchet, Jacques Roubaud ou Georges Perec. Dans l’espace francophone, l’aphonité acquiert des valeurs souvent écrasantes et même étouffantes, comme le montre l’étude des œuvres littéraires de Mouloud Feraoun, Ferrudja Kessas, Assia Djebar, Ken Bugul, Marie Ndiaye, Wahiba Khiari, Panaït Istrati ou Lena Constante. Les auteurs ont proposé également une approche du silence de la peinture sous l’angle de la rhétorique et de la littérature. Les contributions inscrites dans l’axe linguistique s’intéressent à des vocables « passées sous silences » dans une perspective contrastive (français/bulgare ; français/japonais). Elles abordent la question du silence dans l’entretien médical, dans les sketches de Raymond Devos et dans la littérature sous l’éclairage de la pragmatique, de la linguistique d’énonciation et de la stylistique. D’autres sujets se rapportent à la prétérition inversée, au genre des substantifs résultant d’une réduction de syntagmes nominaux et au silence en tant qu’acte essentiel dans l’évolution des langues.

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