AGAPES FRANCOPHONES 2017

Angelina ALEKSANDROVA et Vassil MOSTROV Université Paris Descartes , France / Université de Valenciennes, France _____________________________________________________________ 370 2. NHG effacés après déterminant Il est bien connu qu’une partie des déterminants (surtout les indéfinis mais aussi les numéraux) peuvent avoir des emplois de groupes nominaux auquel cas ils sont traditionnellement analysés comme pronoms (à noter que selon l’analyse de Corblin 1990, il s’agit de « déterminants sans nom »). C’est le cas, en français, de certains , plusieurs , d’autres , beaucoup, deux, trois, etc.En bulgare on observe grosso modo le même phénomène : (25) Certaines personnes / certains pensent que l’UE va s’effondrer (26) Niakoi (hora) misliat, che ES shte se razpadne Certains (gens) pensent que EU va se effondrer Voici à présent quelques exemples de notre corpus où un NHG a été effacé dans la traduction bulgare, en laissant le déterminant seul : (27) Qui est cet homme ? Koj e tozi ? Qui est celui-là (28) Toutefois, j’apprécie tout à fait ce que [Mme Bowles et d’autres personnes ont dit] sur les avantages de la titrisation pour le marché des capitaux. (…) G-ja Bowles i drugi kazaha (…) Mme Bowles et autres ont dit (29) [Chaque individu a le droit à la liberté] de pensée et d’expression. Vseki ima pravo na svoboda (…) Chacun a droit à liberté (…) (30) (…) plus de 3 millions de personnes vivent encore aujourd’hui dans des camps. (…) poveche ot 3 miliona vse oshte jiveiat v lageri Plus de 3 millions encore vivent dans camps (31) Deux personnes ont été arrêtées. Dvama [+hum+masc] biaha arestuvani Deux ont été arrêtés Les exemples ci-dessus se subdivisent en deux catégories : 27-30, d’une part, avec un déterminant indéfini, et d’autre part 30-31 avec un numéral. 2.1. Déterminant indéfini La distinction entre les exemples à déterminant indéfini +NHG et ceux sans NHG nécessite d’être approfondie (contextes d’emploi, registre, position syntaxique, NHG non traduit, etc.). Il ne nous semble pas, de prime abord, que les deux langues étudiées se différencient à cet égard, si ce n’est au niveau de quelques particularités morphologiques : en bulgare, le déterminant démonstratif et son pendant pronominal ont la même forme ( tozi (chovek) : cet homme) ce qui n’est pas le cas en français ( cet homme / celui-ci/là ) ; l’adverbe

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