AGAPES FRANCOPHONES 2017
Maria STEFANOU Institut Français de Grèce, Athènes, Grèce _____________________________________________________________ 484 réflexion afin de devenir audible en fournissant l’essentiel. Du niveau A1 jusqu’au niveau B1, les pauses sont propres – et nécessaires - à chaque niveau, admissibles sans affecter l’aisance puisqu’elles dénotent un degré d’aisance défini pour chaque niveau (CECRL 2001, 28). Contexte de recherche Notre recherche s’appuie sur des vidéos de simulation de production orale à partir des sujets d’examen DELF. Dans les exemples de vidéos qui se situent avant les examens, les apprenants qui y participent, apprennent la langue française dans un milieu alloglotte puisque le français est appris en contexte hellénophone, mais homoglotte en même temps tant que tous les apprenants hellénophones interrogés apprennent le français comme langue étrangère. Les vidéos présentent des courtes séquences d’un entretien dirigé niveau A ainsi que des exercices en interaction niveau B. Dans ces conditions, l’évaluation se fonde sur des critères communs : descripteurs du CECRL, Manuel de l’examinateur-correcteur et grilles d’évaluation. Mais lors d’une simulation, ces critères, sont-ils toujours appliqués par l’enseignant ? Comment le silence peut-il être interprété par l’évaluateur ? Et par quels moyens l’apprenant peut-il faire face à la peur du silence ? Le silence au milieu de l’entretien dirigé : quels critères d’intervention pour l’enseignant ? L’entretien dirigé ‒ la seule partie de l’épreuve orale qui figure dans tous les types de diplômes des niveaux A1 à B1, se fonde sur la connaissance avec l’« Autre ». Tout en suivant des critères pour formuler les questions, celles-ci de par leur nature manquent de standardisation. Ne dépend-il pas du libre-arbitre de l’enseignant de formuler une question spontanée en s’éloignant plus ou moins des critères communs? Le descripteur d’interaction générale orale niveau A1 (CECRL 2001, 61) indique une communication de base à partir des questions courtes pour qu’elles soient facilement comprises par l’apprenant : Peut interagir de façon simple, mais la communication dépend totalement de la répétition avec un débit plus lent, de la reformulation et des corrections. Peut répondre à des questions simples et en poser, réagir à des affirmations simples et en émettre dans le domaine des besoins immédiats ou sur des sujets très familiers. En même temps, le premier critère de la grille d’évaluation montre que l’apprenant peut «se présenter et parler de soi en répondant à des questions personnelles simples, lentement et clairement formulées» (Annexes, Grille d’évaluation DELF A1). Se présenter est une des prémices de l’interaction orale : les manuels la présentent dès la première leçon à partir des questions simples et directes telle : « Comment tu t’appelles ? » Plus tard, ce type d’interaction va motiver ces connaissances initiales, « les compétences [manifestées dans des actions] ne sont pas elles-mêmes des connaissances, elles utilisent, elles intègrent, elles mobilisent des connaissances» (Perrenoud 1998, 8). Ces critères linguistiques exigent un contenu informationnel qui trouve des réponses dans l’environnement proche du candidat. Ainsi, pour le niveau A1, le site du CIEP propose aux examinateurs une série de questions simples et courtes : « • Parlez-
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