AGAPES FRANCOPHONES 2019

La fenêtre : un univers de l’entre-deux chez Hervé Bazin et Sylvie Germain Bianca-Livia BARTOȘ Université Babeș-Bolyai , Cluj-Napoca, Roumanie Résumé. L’image de la fenêtre traverse, dans l’herméneutique littéraire, multiples représentations, glissant de l’observation à l’enfermement et même vers la protection ou le pouvoir. Ayant précisément ce point de départ, la présente recherche se propose une analyse comparée de la thématique-symbole de la fenêtre chez Hervé Bazin et Sylvie Germain, ayant l’objectif primaire de définir le poétique de l’entre-deux, pour ainsi mettre en lumière l’esthétique romanesque des deux auteurs. Abstract. In literary hermeneutics, the image of the window generates multiple representations, from observation to confinement and even towards protection or power. Having precisely this starting point, this research proposes a comparative analysis of the thematic-symbol of the window in the works of Hervé Bazin and Sylvie Germain, having the primary objective to define the poetics of the in-between in order to highlight the novelistic aesthetics of both authors. Mots-clés : fenêtre, esthétique, entre-deux, comparaison, métaphore. Keywords: window, aesthetic, in-between , comparison, metaphor. Sylvie Germain et Hervé Bazin, écrivains modernes débutant leur carrière littéraire au XX e siècle s’imprègnent, dans leur imaginaire artistique, de deux noyaux définitoires : il y a, d’une part le filon canonique – traditionnel par la structure classique de l’ouvrage, ainsi que par l’emploi récurrent de la mythologie – et, de l’autre, la voie moderniste, glissant chez les deux auteurs vers un esthétisme inédit de l’écriture. Cette factualité constitue aussi la prémisse de notre étude, et cela justement en raison cette double tendance qui définit l’inédit de la narration poétique. Elle immerge, à la fois, aux tréfonds de l’univers narratif, étant une présence remarquable dans les couches de la rhétorique aussi. C’est ainsi que, et cela à l’instar de Sylvie Germain qui proclame nettement que l’« on ne vit que de métaphores » 1 , les deux auteurs s’emparent, dans leurs écrits, d’une image suggestive renvoyant, de manière itérative, à ce simulacre de l’entre-deux : la fenêtre. 1 Sylvie Germain, Le vent ne peut pas être mis en cage , n o 31, Bruxelles, Alice, 2002, coll. « L’intégrale des entretiens NOMS DE DIEUX d’Edmond Blattchen », p. 22.

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