AGAPES FRANCOPHONES 2019
Comparaison des motifs autobiographiques dans l’œuvre de Anaïs Nin et de Sidonie-Gabrielle Colette _____________________________________________________________ 201 siècle. L’une d’elles a été sans aucun doute Colette. Née le 28 janvier 1873 à Saint-Sauveur-en-Puisaye, elle était la fille du capitaine Jules Colette et d’Adèle-Sidonie Landoy. Elle a reçu son deuxième prénom en l’honneur de sa mère, avec laquelle elle entretenait des liens profonds. Elle considérait son père comme un héros et enrichissait avec enthousiasme les récits de ses actions sur le champ de bataille. Jules Colette aspirait à être homme politique et écrivain, mais aucun de ces plans n’a jamais été réalisé, peut-être à cause de son manque total de pragmatisme et de l’afflux de pensées et des idées non spécifiées. La tâche de gérer la maison appartenait à son épouse, qui remplissait ce rôle avec passion et sans compromis. Sido était un personnage plein de contrastes - d’une part, elle était caractérisée par le pragmatisme et l’intérêt pour les activités simples de la vie quotidienne, et d’autre part, elle avait une éducation et de nombreux souvenirs de la vie dans la grande ville. Lorsque Colette avait seize ans, la famille a été forcée de quitter leur maison familiale et de vivre à Châtillon. C’est là qu’elle rencontre son futur mari, le journaliste parisien Henri Gauthier-Villars, quatorze ans de plus qu’elle. Il préférait qu’on l’appelle Willy parce que ce nom reflétait mieux sa nature. Il est critique littéraire, musical et théâtral, et fait partie de la scène sociale des artistes parisiens. Mais ce n’est pas un secret qu’il doit ses publications au travail de nombreuses personnes - conseillers et jeunes journalistes qui, dans le cadre de son stage, ont rédigé les textes auxquels il a souscrit. Colette a commencé à écrire à la demande de son mari qui a voulu éditer ses souvenirs d’école, y ajoutant un peu de piquant et les publier avec profit. Cela a abouti à la célèbre série sur les aventures de Claudine, à laquelle Colette était souvent identifiée, on croyait qu’elle avait écrit une autobiographie en forme pure. Bien que Claudine soit en quelque sorte l’équivalent littéraire de son créateur, Colette établit des frontières claires entre elle et son héroïne. Dans La vie parisienne , jouant avec les conventions et décrivant une rencontre fictive avec la protagoniste de ses romans, elle marque immédiatement, avec humour : « Nie jestem pani Sobowtórem. Czyż nie ma pani dość tego nieporozumienia, które nas złączyło, które sprawia, że jesteśmy lustrzanymi odbiciami, które naznacza każdą z nas tą drugą. Pani jest Klaudyną, a ja jestem Colette. Nasze bliźniacze twarze dosyć długo już grają w chowanego. » 4 (Lottman, 12) 4 « Je ne suis pas ton double, Claudine. Tu n’en as pas assez ? Le malentendu qui
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