AGAPES FRANCOPHONES 2019

Une description syntaxique et sémantique du système de la comparaison en français _____________________________________________________________ 291 24. Elle court beaucoup plus vite que lui . le marqueur est « beaucoup plus … que » ; il est possible de gloser : quant à « courir beaucoup plus vite », elle l’emporte sur lui. Le prédicat représente donc un système orienté de gradation, une échelle , sur laquelle la comparaison inscrit le niveau relatif de A et de C . Ce qui est comparé, c’est le degré relatif (la gradation) de la qualité commune – égale ou inégale, peu importe – à deux ensembles. Le schéma scalaire serait : On aurait trois degrés relatifs : égalité, infériorité, supériorité, et chacun peut être modulé, notamment par la négation ou par des Adverbes. Le « superlatif » est le degré maximal absolu ou bien relatif, positif ou bien négatif d’une entité ; le comparant est souvent implicite et représente alors quelque chose comme « toutes les autres entités comparables » en contexte : 25. Zoé est la plus intelligente . : on a un superlatif absolu à un seul terme ; 26. Zoé est la plus intelligente [de tou(te)s] … [des membres de la famille] … [des participants au colloque] … [qu’on ait rencontrée] On a ici un superlatif relatif à deux termes. En français, le « superlatif » est toujours membre d’un GNominal défini : 27. La plus intelligente, le moins informé. On retiendra de cet examen que la comparaison est un système syntactico-sémantique fait d’une relation asymétrique et

RkJQdWJsaXNoZXIy Mjc3NjY=