AGAPES FRANCOPHONES 2019

Le comparatiste et l’historien. Lire, traduire et (ré)écrire une histoire de la traduction Étude de cas : la comparaison en histoire et historiographie de la traduction roumaine Georgiana I. BADEA Université de l’Ouest de Timişoara, Roumanie Université de Brasilia, Brésil Résumé. Sur la comparaison en traduction on s’est penché depuis l’Antiquité afin d’examiner les bienfaits et/ou les méfaits de la comparaison. Formes attestant une proto-traductologie centrée sur la comparaison, l’histoire et l’historiographie de la traduction valorisent une critique de(s) traduction(s), issue de l’examen des discours traductifs et métatraductifs. Lire et traduire, réécrire et, parfois, plagier pour parvenir à créer une littérature originale ce sont des actions dont l’étude permet de mesurer l’impact que la comparaison a (eu) sur la recherche en histoire de la traduction roumaine. Abstract. Comparison in translation has been studied since antiquity in order to examine its benefits and/or disadvantages. Sciences attesting to an early traductology centered on comparison, the history and historiography of translation exploit a critique of the translation(s), resulting from the examination of translative and meta-translative discourses. Reading and translating, rewriting and, sometimes, plagiarizing in order to create original literature are actions whose study makes it possible to measure the impact that the comparison has (had) on research in the history of Romanian translation. Mots clés : histoire de la traduction générale/comparée ; histoire de la traduction en roumain, critique de traduction, histoires des traducteurs. Keywords: history of general/comparison translation; history of Romanian translation, translation criticism, histories of translators. Depuis l’Antiquité, on s’est penché sur la comparaison en traduction. On a amplement examiné les bienfaits tout comme les méfaits de la comparaison, matrice de l’évaluation. En conséquence, inévitablement, la pratique et la révision de la traduction se fondent sur la comparaison des langues, des textes et des co(n)textes. Inexplicablement, aujourd’hui comme jadis, la recherche des points faibles d’une traduction incite davantage. Qu’il s’agisse des observateurs friands de désapprouver linguistiquement, idéologiquement, etc. une traduction qu’on ne voudrait pourtant pas rejeter, ou des examinateurs intéressés à améliorer le processus de traduction, impatients d’apprendre des

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