AGAPES FRANCOPHONES 2019
416 les peuples et les cultures. Les coordonnatrices du volume, Rachel Bouvet et Claire Colin, se sont donné pour but d’articuler la problématique des lieux lecléziens autour de deux axes : la représentation de l’environnement et de la relation entre l’Homme et la terre d’un côté, et la pensée écologique de l’autre. Signé par des spécialistes de renommée internationale, issus des quatre coins du monde, l’ouvrage se compose de deux notes introductives, neuf articles scientifiques, une création littéraire, une chronique, deux entretiens et deux notes de lecture, suivis par les notices bio-bibliographiques des auteurs et les résumés des articles proposés. De par la variété des textes soumis à l’analyse, la richesse des points de vue et la qualité incontestable des articles produits, le présent volume enrichit l’exégèse leclézienne de manière à représenter une source d’informations de premier plan pour toute personne intéressée à une étude approfondie de cette œuvre. Le mot d’ouverture, « Habiter la terre en parcourant l’œuvre leclézienne », signé par Rachel Bouvet et Claire Colin, a comme objectif d’exposer la problématique du volume et de mettre en exergue la place de choix que celle-ci occupe dans l’œuvre de Le Clézio, car, comme les coordonnatrices l’expliquent, « [h]abiter le monde semble pour l’auteur une condition indispensable au geste d’écriture » (22). « Déclinaisons végétales de romans de J.-M.G. Le Clézio : les herbiers de Sandrine de Borman » est le titre que donne Rachel Bouvet au deuxième texte des Cahiers. Ce texte se propose de mettre ensemble les réalisations artistiques de Sandrine de Borman – plasticienne belge qui travaille l’empreinte végétale, pratiquant l’art ancestral japonais du tataki-zomé – et les créations littéraires de Le Clézio. Comme points communs entre l’artiste et l’écrivain, Bouvet rappelle la sensibilité face aux « infimes parcelles du vivant » (25), l’ambition de rétablir le lien entre les êtres humains et les plantes, le fait de construire leurs œuvres à partir des petits objets découverts en chemin, ou bien la fascination pour la marche, le voyage et l’exploration. Dans « Des noms de lieux […] comme des noms de famille », Olivier Lazzarotti passe au crible l’essai auto-bio-géographique L’Africain par le prisme de la notion d’« habitant(e) » que, selon le critique, Le Clézio travaille « sourdement » (41). Tout homme, affirme encore le critique, comporte plusieurs dimensions – corporelle, culturelle, économique,
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