AGAPES FRANCOPHONES 2023
Préambule 13 juridique et critique – , portant sur un sujet sur lequel la jeune collègue a travaillé depuis longtemps : André Gide. La contribution intitulée « Le délit envisagé d’un écrivain -juré : Souvenirs de la cour d’assises » reprend avec de nouvelles valences un roman gidien remarquable. Par son article « Les couleurs de la violence et leur valeur littéraire chez Jacques Prévert », Olga Kulagina reste toujours dans l’axe temporel du XX e siècle, en explorant les principes pacifistes de la littérature de cet écrivain français. La métaphore de la couleur et le psycho- chromisme prévertiens font partie, selon l’autrice, du credo auctorial de Prévert. En échange, Siriki Ouattara considère que Georges Perec construit une poétique de la désacralisation dans Les Revenentes où il dévoile ce qui se passe dans la résidence épiscopale d’Exeter avec ses pensionnaires : la partouze. Dans le contexte historique des nazis, Ouatarra affirme que Perec attire l’attention sur l’impuissance du Dieu chrétien face aux malheurs subis par les Juifs. Se tenant toujours sous le signe du conflit mondial, Joanna Kotowska-Miziniak met sous la loupe de l’analyse l’argot. Dans l’article portant le titre « La littérature en flagrant délit : l’argot grossier des soldats comme une transgression linguistique chez Henri Barbusse et Claude Simon », la chercheuse polonaise compare deux récits de guerre appartenant à deux écrivains de premier calibre du XX e siècle français (Barbusse primé Goncourt, Simon, nobélisé). Larisa Botnari valorise dans son article, « Déjouer le Je . Esthétique de l’imposture chez Gary/Ajar », un des sens multiples auxquels la thématique du colloque fait référence : le délit comme imposture ; la collègue de Bucarest choisit de l’illustrer par le biais de la multiplication des « je » chez Romain Gary. Le Clézio et son roman Procès-verbal est le corpus littéraire de Marie-Cécile Bouguia Fodjo qui examine la porosité des conventions permettant des attitudes frondeuses, libéralisées de toute contrainte. « Le Procès- verbal ou l’art de dire non, le roman en question : prolégomènes à une poétique contestataire » est la contribution de Fodjo où elle s’attarde sur l’écriture de l’infraction telle qu’elle est détaillée chez le susmentionné auteur nobélisé. Gina Puică nous fait part d’un écrivain que les milieux intellectuels français ont largement accueilli, mais que la littérature roumaine a raté : Theodor
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