AGAPES FRANCOPHONES 2023

Préambule 14 Cazaban. La collègue roumaine, dans son étude « Bramboura ou l’Esprit puni de Theodor Cazaban : la promotion de l’Esprit considérée comme un délit d’opinion » détaille avec générosité une partie de son chantier qui date depuis longtemps sur Cazaban ; cette fois-ci son investigation vise la pièce de théâtre posthume (parue en 2020). L’écrivain de l’extrême contemporain français, Jean -Luc Coatalem et ses romans Le roi d’Anghor et La Part du fils , font l’objet d’étude de la doctorante Andreea-Roxana Dobrescu qui nous propose une halte dans la Macro-histoire des événements cruciaux du XX e siècle (la Seconde Guerre mondiale et le régime de Khmers rouges), vus en rapport avec les Micro-histoires de menus individus inconnus dont les destins sont anéantis et bouleversés par les méandres de l’histoire. L’article « Délit(s) politique(s) et crime(s) contre l’humanité chez Jean -Luc Coatalem » est bien promettant dans l’analyse de ces docu - romans. Le mythe de Thésée revisité ou ce que disent les contemporains sur l’un des plus percutants mythes de l’humanité pourrait être le sous -titre de la contribution de Claudiu Gherasim, « Labyrinthe(s) du traumatisme intergénérationnel dans Thésée, sa vie nouvelle de Camille de Toledo ». Le jeune chercheur roumain se penche toujours sur l’extrême contemporain français dans le but de surprendre la revalorisation actuelle des mythes et voir les métamorphoses provocatrices avec lesquelles les auteurs de nos jours rechargent la trame et les personnages issus de l’Antiquité grecque. Une démarche mythocritique et mythanalytique bien menée. 3.2. Sortant de la littérature de l’Hexagone, la deuxième section de ce volume met sur l’échiquier critique des écrivains francophones de l’Afrique Noire et maghrébine : Assia Djebar, Mohammad Aïssaoui, Josué Guébo, Cédric Marshall Kissy. Salma Lahraoui met en congruence le délit (la thématique du colloque) avec les transgressions culturelles, lorsqu’elle analyse le roman de Djebar, L’Amour, la fantasia où elle insiste notamment sur le rapport narrateur homodiégétique/narrateur hétérodiégétique. Sonia Dosoruth calibre sa démarche critique sur l’oxymore : ‘q uand la liberté est un délit ’, illustré dans le roman L’affaire de l’esclave Furcy d ’Aïssaoui où la ch ercheuse explique les ressorts psychologiques d’un personnage dont le

RkJQdWJsaXNoZXIy Mjc3NjY=