AGAPES FRANCOPHONES 2023
Silvia ADLER et Isabelle DOTAN Université Bar-Ilan, Israël 348 jamais : on se « chamaille » ; dans une situation déplorable, on n ’ est jamais « hors de soi », « k.o » ou « en colère » mais plutôt « consterné » (« Livres », Hirschsprung et alii , 57). Enfin, dans une planche de BD de Cyril Pedrosa autour d ’ affaires familiales, on retrouve quelques expressions familières pas bien méchantes : « punaise ! », « ce genre de machin », « poubelle ! », etc. (Hirschsprung et alii , 75). c. Grammaire en dialogues , niveau intermédiaire B1 , 2018. Comme nous l ’ avons mentionné, ce manuel a un statut à part dans les ouvrages et il nous semble important de l ’ analyser ici car il présente des situations d ’ échanges quotidiens dans divers contextes sociaux (amis, famille, travail, administration, vacances, etc.) reflétant le parler spontané des francophones utilisant des termes et des registres de langue divers. Comme l ’ accent est fortement mis sur la grammaire, les mises en situations ne sont pas aussi riches, ni variées que dans les méthodes vues précédemment. Cependant, on y trouve un bon nombre de mots du registre familier suivis d ’ un astérisque afin de les expliquer aux apprenants. La plupart des termes et expressions recensés sont modérés et même parfois ringards : dans le contexte d ’ une réunion de travail, « un goujat » (Miquel, 6) ; dans une conversation sur l ’ utilisation des téléphones portables, « un gamin » (Miquel, 34) ; dans une explication technique « un truc » (Miquel, 53) ; dans un club de jeunesse à problème, « une gosse » (Miquel, 66) ; dans des conflits parents- enfants : « embêter » (Miquel, 56), « gâcher » (Miquel, 72), « n ’ importe quoi ! » et « rigolo » (Miquel, 88) ; dans la conversation de 2 professeurs désabusés : « Total, c ’ était la grande pagaille », « craquer », « du coup » (Miquel, 107). En revanche, on constate parfois des termes plus hardis comme dans une dispute père-enfants : « insolent ! », « petite peste ! » (Miquel, 47) et « râler » (Miquel, 72) ; dans une discussion entre collègues : « sale boulot », « fuir comme la peste », « ne pas pouvoir sentir quelqu ’ un » (Miquel, 6) et « Toi, ça suffit ! » (Miquel, 53). Quoi qu ’ il en soit, il s ’ agit surtout de termes familiers mais jamais trop vulgaires ; de telles situations pourraient déclencher un vocabulaire plus hardi. Dans cette rubrique traitant du vocabulaire et du registre de langue, c ’ est encore dans la méthode Écho 3 que l ’ on constate un vocabulaire décidemment plus libre que les autres ouvrages.
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