AGAPES FRANCOPHONES 2025
Trond Kruke SALBERG 35 particulières du neveu du roi. Mais Charles ne fait nullement cela – il donne les objets à deux autres chevaliers : Carles apelet Rabel e Guineman, Ço dist li reis : « Seignurs, jo vos cumant, Seiez es lieus Oliver e Rollant ! L’un port l’espee e l’altre l’Olifant. (3014 – 3017). Charles appelle Rabel et Guineman, Le roi dit : « Seigneurs, je vous le commande, Soyez à la place d’Olivier et de Roland ! Que l’un porte l’épée et l’autre l’Olifant. Ce symbolisme est assez clair : contrairement à ce que pense l’ennemi, la mort de Rolland ne cause nullement la fin des luttes de Charles. Ni le roi ni ses chevaliers ne peuvent abandonner la lutte avant leur propre mort. Comme le dit Turpin : Ja bon vassal nen ert vif recreüt . Dans Gormont et Isembart on voit un phénomène semblable. Vers la fin de la bataille, la supériorité numérique des Sarrasins est écrasante. Le renégat chrétien Isembart appelle ses alliés païens : Feluns paiens e Sarrazins, malveisse gent e cunquestisz, a un des lor, que jeo vei ci, i a ben trente Sarrazins. (592 – 595). Chétifs païens et Sarrasins, Gens mauvais et méprisables, Pour chacun d’eux, que je vois ici, Il y a au moins trente Sarrasins. Mais le combat a duré quatre jours entiers après la mort du chef sarrasin Gormont (vers 514 – 515). Les païens sont exténués : Li estur fut fier e mortel, e la bataille communel. Paiens nel porent endurer, qui travaillé sunt e penez, de la feim e esjunez. (599 – 603). La lutte était sauvage et mortelle, Et la bataille générale.
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