IN HONOREM | MARIA ȚENCHEA | 2025

98 et pragmatique (Timişoara, Ed. Hestia, 1999). De même, les études contrastives signées par la professeure Maria Ţenchea illustrent bien le fait que c’est en traduisant que l’on devient traductologue. Les aspects théoriques y sont étayés d’exemples qu’elle puise dans différentes œuvres littéraires, en fonction de la problématique abordée, et qu’elle transpose soit en français, soit en roumain. En même temps, il ne faut pas oublier que jusqu’à cette date-là elle avait déjà traduit un bon nombre de volumes 1 dont je mentionne ici : Petcu, Mirel Radu. (1994). Semne însingurate – Signes solitaires (poème) . Timişoara, Ed. Excelsior ; Corneliu, Mircea. (1995). Dialoguri despre fiinţă. Dialogues sur l’ être (ed. bilingvă) . Timişoara, Ed. Amarcord ; Munteanu, Ioan. (1995). Ghid istoric al Timişoarei (éd. en 4 langues) . Timişoara, Helicon ; Neumann, Victor. (1997). Identités multiples dans l’Europe des régions. L’ interculturalité du Banat (ed. bilingvă) . Timişoara, Ed. Hestia. À une époque où la traductologie en Roumanie commençait à se développer par des contributions théoriques « dues, assez souvent, à des personnes qui sont d’abord des linguistes – spécialistes du français, de l’espagnol, etc. – ou des littéraires (universitaires, critiques littéraires et historiens de la littérature, éditeurs), et qui, parfois, sont aussi éditeurs » (Ţenchea, Lungu-Badea, p. 69-70) et par des traductions en roumain d’ouvrages de traductologues de langue française ou anglaise, la professeure Maria Ţenchea invite des collègues de plusieurs universités de Roumanie (Elena Ghiță, Alexandra Cuniță, Florin Ochiană, Janeta Drăghicescu, Georgiana Lungu-Badea) et d’Allemagne (Bernd Stefanink) sà réfléchir sur la traduction. Cette collaboration interuniversitaire aboutit à la publication du recueil Études de traductologie (Mirton, 1999). Les auteurs des articles réunis dans ce volume proposent des approches assez diverses de la traduction en fonction du principal objectif du volume qui est d’offrir « aux étudiants en lettres françaises qui suivent des cours et des séminaires (ou des travaux dirigés) centrés sur la théorie et la pratique de la traduction […] certains points de repère théoriques ainsi que des solutions pratiques pour l’activité traduisante » (p. 3). Par ces propos, la professeure Maria Ţenchea, en tant que coordinatrice de l’ouvrage, souligne une fois de plus son souci de ne pas séparer la théorie de la pratique et de conférer un caractère utile à son activité de recherche : venir en aide aux jeunes étudiants et chercheurs pour leur permettre de saisir les enjeux du transfert interlinguistique. Cette idée, elle la 1 Un bref inventaire des traductions réalisées par les membres de la chaire de français de la Faculté des Lettres de l’Université de l’Ouest de Timişoara de 1966 à 2016 dont la professeure Maria Ţenchea a fait partie, figure dans la contribution de Georgiana Lungu-Badea, Neli Ileana Eiben, « Sur les traductions et la traductologie au Département de langue et littérature françaises de l’Université de l’Ouest de Timișoara (1966-2016) ». In : Mariana Pitar (coord.). (2016). Le français à l’Université de l’Ouest de Timişoara : un demi-siècle d’enseignement et de recherche (1966-2016) . Timişoara : EUV, pp. 473-502. Ileana Neli Eiben

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