IN HONOREM | MARIA ȚENCHEA | 2025

97 IN HONOREM – MARIA ŢENCHEA elle extrayait toujours un ou plusieurs livres de sa bibliothèque surabondante et soit elle me les prêtait (puisqu’on ne les trouvait pas encore à la bibliothèque universitaire ou dans les librairies), soit elle me les offrait avec générosité. Je ne repartais presque jamais de chez elle les mains vides. Les rayons de ma bibliothèque se sont enrichis de titres comme : Teodora Cristea, Grammaire française. Le nom et le groupe nominal. Le verbe et le groupe verbal (Editura Fundaţiei România de Mâine, 2000) ou Pascale Sardin-Damestoy, Samuel Beckett auto-traducteur ou l’art de l’« empêchement » (Artois Presses Université, 2002), pour n’en citer que quelques-uns. C’était pour moi le début d’une activité de recherche qui allait se poursuivre dans les années à venir par ma carrière professionnelle en tant qu’enseignante et jeune collègue de la pofesseure Maria Ţenchea à l’Université de l’Ouest de Timişoara car, après mon retour de France en 2004, elle m’a proposé, avec la professeure Eugenia Arjoca-Ieremia, de rejoindre l’équipe du Collectif des langues romanes dont je fais partie encore aujourd’hui. Et je voudrais les remercier toutes les deux à cette occasion pour la confiance qu’elles m’ont faite. Les années d’après, en tant qu’universitaire, j’ai été souvent amenée à consulter avec profit les études que la professeure Maria Ţenchea a publiées. Mon attention a porté surtout sur celles qui recelaient une réflexion sur la traduction et la francophonie sans omettre, toutefois, les autres ouvrages qu’elle a coordonnés ou fait paraître. Les études sur la traduction que la professeure Maria Ţenchea a signées, se nourrissent, non seulement de son intérêt pour les faits de langue, mais aussi d’une riche expérience de traduction dans différents domaines (littérature – beaucoup de poésie, philosophie, histoire, histoire de l’art, tourisme) et d’une activité didactique s’étalant sur plusieurs dizaines d’années. La linguistique y est représentée par les analyses comparatives entre le roumain et le français censées souligner les différences entre diverses structures lexicales et grammaticales. Paraissent alors en 1999, chez Hestia, les Études contrastives (français-roumain) qui, comme on peut le lire dans l’introduction, mettent à profit son expérience « en tant que professeur, linguiste et traductrice » (p. 5) et ont un but essentiellement pratique, à savoir « proposer des solutions pour l’activité traduisante, qu’il s’agisse de la traduction didactique ou de la traduction littéraire, ou, de façon plus générale, de la traduction professionnelle » (p. 6). De fait, la parution de cet ouvrage n’aurait pas été possible sans une réflexion préalable ou conjointe sur la langue. Il convient de mentionner ici les nombreux autres articles publiés jusqu’alors et les deux autres livres parus la même année : L’expression des relations temporelles dans le système des prépositions du français. Préposition et verbe (Timişoara, Ed. Mirton, 1999) et Le subjonctif dans les phrases indépendantes. Syntaxe

RkJQdWJsaXNoZXIy Mjc3NjY=