IN HONOREM | MARIA ȚENCHEA | 2025

100 rare dans le cas des dictionnaires. En fait, il ne s’agit pas seulement d’un dictionnaire terminologique, mais aussi d’un dictionnaire à caractère encyclopédique, concernant le domaine de la traduction ; c’est un instrument de travail facile à utiliser, qui réussit à surprendre les nouvelles valences de quelques concepts, un ouvrage perlé, avec une bibliographie consistante et vaste. » (2010, p. 231) Véritable instrument de travail pour les apprentis-traducteurs, traducteurs et traductologues, ce dictionnaire a aussi le mérite de (re)mettre en évidence l’intérêt inlassable de la professeure Maria Ţenchea pour les approches comparatives qu’il s’agisse de deux langues ou de la terminologie de la traductologie dans deux langues différentes, en l’occurrence le roumain et le français. L’esprit d’équipe dont la professeure Maria Ţenchea a souvent fait preuve et son ouverture d’esprit se sont aussi manifestés par sa capacité d’aborder des problématiques en dehors de la linguistique et de la traductologie. L’état des lieux de la francophonie en Roumanie qu’elle dresse avec Elena Ghiță, Margareta Gyurcsik et Florin Ochiană dans le volume La Roumanie et la francophonie (Anthropos, 2000), l’historique de l’Université de l’Ouest de Timişoara qu’elle retrace en ramassant des documents révélateurs pour les fondements de cette institution universitaire et en soulignant le rôle majeur joué par certaines personnalités comme Ioan Ţenchea, Server Bocu, Alexandru Borza ( Documente privitoare la înființarea Universității de Vest din Timișoara , Timișoara, EUV, 2009), la synthèse du demi-siècle de l’enseignement des langues classiques et modernes à Timişoara qu’elle fait avec Mirela Borchin ( Filologie 50, 1956-2006 , EUV, 2006), la mise en évidence de la personnalité complexe d’Eugen Tănase, fondateur de la Chaire de français, par la publication des mélanges qui lui sont dédiés, ainsi que d’autres sujets dont elle a traité à différentes occasions et tant d’autres projets qu’elle a menés à bonne fin en sont une preuve indéniable. S’y ajoutent toutes les manifestations scientifiques que la professeure Maria Ţenchea a co-organisées avec des collègues de l’Université de l’Ouest de Timişoara et d’autres universités de France. Je rappelle ici les onze éditions du « Colloque international franco-roumain de linguistique » dont les travaux se sont déroulés tantôt à Timişoara, tantôt à Arras, en proposant de nouvelles approches de problématiques qu’on aurait pu considérer comme rebattues : la négation, les nominalisations, l’adjectif, le verbe, les constructions détachées, les binômes phrase/énoncé et texte/discours, etc. Plusieurs volumes, publiés par des maisons d’édition roumaines ou françaises, en ont résulté. Sur un total de onze ouvrages collectifs, deux ont été co-édités par la professeure Maria Ţenchea : « Fonctions syntaxiques et rôles sémantiques », dans Cahiers scientifiques de l’Université d’Artois 13 /1999, Artois Presses Université, déc. Ileana Neli Eiben

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