IN HONOREM | MARIA ȚENCHEA | 2025
128 des champs bien délimités : traduction académique, traduction générale, traduction de poésie (2002), traduction philosophique, traduction scientifique. Dans cette optique, le plan d’études de la filière LEA, montée en 2005 à la Faculté des Lettres, Histoire et Théologie de l’Université de l’Ouest Timişoara, a compris toute une fourchette de cours (initiation à la traduction, histoire de la traduction, métalangage, méthodologie de la traduction, traduction par types de textes, etc.) censés permettre la professionnalisation des traductions et, en l’occurrence, des traducteurs (Țenchea/ Lungu-Badea, 2006 : 77). De 2005 à 2007, sous la direction de Maria Țenchea, les enseignants du Département de Langue et Littérature françaises ont déployé une ample activité de recherche dans le cadre d’un projet financé par le Ministère de l’éducation, Grant n°1441/2005-2006.Les travauxont abouti à lapublicationd’undictionnairecontextuel bilingue consacré à la terminologie traductologique (2008). Dans les ouvrages de linguistique contrastive (1999a) et de traductologie appliquée (1999b, 2003, 2006), l’auteure annonce clairement son objectif, qu’elle estime « essentiellement pratique » (Țenchea, 1999 : 6), qui vise à « proposer des solutions pour l’activité traduisante, qu’il s’agisse de la traduction didactique ou de la traduction littéraire, ou, de façon plus générale, de la traduction professionnelle » (1999 : 6). Ses recherches ne portent pas que sur la terminologie de la traductologie ou sur les procédés de traduction, mais également sur l’évaluation des traductions (1994, 1999, 2001, 2003). La finalité de ces travaux légitime leur contenu normatif, enraciné dans la linguistique contrastive, mais applicable en traductologie et dans l’enseignement-apprentissage de la traduction. Afin d’améliorer la compétence traductive des traducteurs en formation, dans l’étude Explicitation et implication… (2001 : 59-77), Maria Țenchea examine deux procédés de traduction symétriques et complémentaires : l’explicitation et l’implicitation, qu’elle analyse en rapport avec la transposition (changement de catégorie grammaticale) et la modulation, procédés de traduction fondamentaux. Elle étudie également les changements de nature quantitative (ajout vs. suppression), réalisés au niveau des signifiants, mais aussi les changements portant sur le signifié (ajout vs. suppression de sèmes), afin d’améliorer la compétence traductive des traducteurs en formation. En privilégiant dans ses recherches la pratique traductive, la linguistique contrastive appliquée, le métalangage traductologique et l’évaluation des traductions, Maria Țenchea construit un cadre théorique qui trouve son prolongement naturel dans la traduction d’ouvrages de philosophie (Mircea / Țenchea, 1995, 2015), de poésie. (Petcu / Țenchea, 1994, 2011 ; Alexiu /Țenchea, 2002, 2005 ; Novăcescu / Ţenchea, 2016 et 2025), de monographies d’artistes (Velescu / Țenchea, 2015, 2023), Georgiana I. Badea
Made with FlippingBook
RkJQdWJsaXNoZXIy Mjc3NjY=