IN HONOREM | MARIA ȚENCHEA | 2025

20 grammaire et en linguistique à la Chaire de français de Timişoara. Sa promotion correspond aussi aux besoins didactiques du moment : la spécialisation en français compte le plus grand nombre d’étudiants depuis sa création. C’est d’ailleurs l’un des pics « démographiques » de la Faculté des Lettres dans son ensemble. Cela implique la multiplication des groupes d’études, l’accroissement du nombre d’heures d’enseignement, le dédoublement des cours à donner. Maria Ţenchea se voit confier le cours d’histoire de la langue française et les séminaires de syntaxe. Bientôt, elle devra assumer les cours de syntaxe aussi (à partir de 1980). Elle continue aussi de donner les TD de grammaire aux différentes années d’études. Au milieu de la 8 e décennie, les autorités centrales en charge de l’éducation recommandent impérieusement l’introduction des activités pratiques dans le curriculum universitaire, afin de faire connaître à la jeune génération « les impératifs de la vie économique et socioculturelle du pays » 27 . Les étudiant(e)s en Lettres, que l’on prépare sans exception pour une carrière didactique, effectuent de toute façon une « pratique pédagogique » en 3 e et 4 e années. Mais, puisque leurs collègues des facultés techniques se familiarisent aux travaux dans les ateliers pendant toute leur formation, on oblige les autres facultés aussi à trouver des activités complémentaires qui fournissent aux futurs diplômés des expériences de travail concrètes. En réalité, ces activités pratiques empiètent sur le processus d’enseignement, du moment qu’elles réduisent le nombre d’heures imparties aux cours et aux séminaires de spécialité. Pour les étudiants en langues modernes, c’est tout trouvé : ils vont s’initier à la traduction tout en satisfaisant des commandes venues des institutions de la ville. Le travail suppose la coordination et la surveillance des professeurs dont il engage la responsabilité, car ces projets sont destinés à la publication. Toujours friande d’expériences nouvelles, Maria Ţenchea fait partie des enseignants ouverts à cette véritable gageure, dans laquelle elle se lance avec enthousiasme. En effet, elle a déjà de l’expérience en matière de traduction grâce aux services sporadiques rendus à quelques collègues, dont elle avait traduit le résumé des ouvrages scientifiques, en vue de leur publication 28 . Au bout d’un effort collectif de longue haleine, l’équipe universitaire d’étudiants et d’enseignants réussit à fournir à l’administration départementale la version plurilingue d’un album destiné aux touristes étrangers 29 . L’accompagnement des étudiants dans l’exercice du thème procure une telle satisfaction à Maria Ţenchea qu’une fois les concours interuniversitaires de traduction 27 Ioan & Rodica Munteanu, Universitatea de Vest din Timişoara , p. 382. 28 Aurel Ţintă, Colonizările habsburgice în Banat (1716-1740), Timişoara, Ed. Facla, 1972 et Ion Iliescu, Geneza ideilor estetice în cultura românească , Timişoara, Ed. Facla, 1972. 29 Judeţul Timiş , Album editat de Comitetul judeţean de cultură şi educaţie socialistă Timiş, 1983, 200 p. Eugenia Tănase

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