IN HONOREM | MARIA ȚENCHEA | 2025

21 IN HONOREM – MARIA ŢENCHEA créés, elle se chargera d’entraîner à cet effet l’équipe francophone de la Faculté de Timişoara. Elle fera aussi tous les déplacements – à Bucarest, à Cluj, à Jassy – aux côtés de ses étudiants, dont les performances seront appréciées constamment par les jurys de correcteurs. La pratique de la traduction (du roumain vers le français) ainsi que les observations issues de la révision des textes produits par ses étudiants conduisent Maria Ţenchea à se pencher sur certains aspects grammaticaux divergeant dans les deux langues. Il en résulte une série d’articles consacrés à l’approche contrastive de ces difficultés du translinguistique : l’attribut du sujet et l’attribut de l’objet en français et en roumain (1976), les équivalents français du mode « prezumtiv » roumain (1980), « LÀ – marque de l’énonciation et ses équivalents en roumain » (1987) 30 . En 1978, les instances centrales duMinistère de l’Éducation décident la dissolution de l’Institut pour la formation et le perfectionnement des enseignants du secondaire. Ses activités, censées assurer la formation continue des professeurs des collèges et des lycées, leur préparation aux différents examens en vue de l’avancement dans la carrière, les inspections en classe, incomberont dorénavant aux universitaires. Ceux- ci seront tenus de préparer des conférences axées sur la thématique établie pour les programmes de formation continue. Ils organiseront des cours pour leurs collègues du secondaire – pendant les congés scolaires de préférence. Avec le temps, ils feront publier ces matériaux bibliographiques dans des volumes à visée didactique. Et puis, il y a aussi le tutorat des lycées (roum. patronare ) par les universitaires, qui y font des visites, y organisent des tables rondes, et qui échangent leurs expériences avec les professeurs de ces établissements. Maria Ţenchea est ravie de retrouver ses anciennes étudiantes 31 , elle qui se souvient de chacune d’entre elles, qui s’intéresse sincèrement aux gens, à leurs histoires, à leurs problèmes, à leurs succès. Elle semble se ressourcer à ces contacts humains, elle en revient remontée, dynamisée, inspirée. 1981-1989. Le début de la nouvelle décennie apporte à Maria Ţenchea des changements majeurs sur tous les plans de son activité. La disparition, en 1980, de son directeur de thèse lui fait reprendre les formalités administratives nécessaires en vue de son inscription au doctorat sous la coordination du professeur Ion Gheorghe de l’Université « Babeş-Bolyai » de Cluj, spécialiste reconnu en stylistique du français. De fait, elle continue de mener ses recherches sur les prépositions temporelles du français et leur sémantisme en rapport avec les 30 Pour les références complètes de ces articles, voir le chapitre « Biobliographie ». 31 Lors de ses inspections au lycée de Reşiţa dont elle est la tutrice.

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