IN HONOREM | MARIA ȚENCHEA | 2025
240 and omission, on the other hand, is concerned with the extent to which information that is explicitly encoded in the source text but not in the target text can be said to be implicit in the target text. (Krüger, 2013 : 288) 2 L’explicitation est vue comme un procédé de traduction qui rend explicite ce qui est implicite dans le texte source, alors que l’implicitation permet de conserver les éléments qui ne sont pas explicités dans le texte de départ. 1.2. L’explicitation comme procédé de transfert culturel Le transfert culturel ou « transfert du culturel » (Lederer, 1994 : 122) concerne la traduction des références culturelles, le transfert dans la langue d’arrivée des réalités étrangères véhiculées dans le texte de départ. Les problèmes dits culturels sont liés, dans la vision de Marianne Lederer (idem), à l’acception que l’on attribue au concept de culture : Entendons-nous tout d’abord sur la signification du mot « culturel ». Pour des Français, la culture sous-entend l’art, la littérature, la musique, comme en témoignent les compétences du ministère de la Culture ou les thèmes traités à l’UNESCO en plus de la science ; le mot anglais « culture » en revanche renvoie à des éléments aussi divers que coutumes, nourriture, vêtements, logement, mœurs, traditions. Dans la mesure où le sens anglais du terme s’est imposé dans les écrits traductologiques, j’emploierai ici « culturel » au sens double de l’anglais et du français. (Lederer, 1994 : 122) Nous considérons que les problèmes de nature culturelle sont liés au transfert des références et des allusions culturelles (Pop, 2015 [2013] : 165-170). Les références culturelles renvoient au contexte socio-culturel, « les éléments culturels ne pouvant être décodés que par référence aux réalités qu’ils désignent » (Pop, 2015 [2013] : 165). Parmi les problèmes de traduction des références culturelles comptent les suivants (Pop, 2015 [2013] : 166-168) : références à des noms de personnalités, références à des noms d’organisations, noms de lieux « toponymes » (pays, régions, localités, rivières, montagnes, etc.), noms d’habitants, noms de publications (magazines, journaux, œuvres), concepts, réalités diverses. Marianne Lederer (1994 : 124-126) mentionne les procédés de « transfert des réalités étrangères » : l’adaptation, la conversion, l’explicitation et l’ethnocentrisme. 2 La distinction entre explicitation et ajout porte sur la mesure dans laquelle une nouvelle information introduite dans le texte cible peut raisonnablement être considérée comme implicite dans le texte source. La distinction entre implicitation et omission, quant à elle, porte sur la mesure dans laquelle une information explicitement codée dans le texte source, mais absente du texte cible, peut être considérée comme implicite dans le texte cible (notre traduction). Mirela-Cristina Pop
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