IN HONOREM | MARIA ȚENCHEA | 2025

29 IN HONOREM – MARIA ŢENCHEA qui y paraissent respectivement en 1990 et 1993. En 1992, elle traduit en roumain, toujours pour Orizont , quelques fragments du Dictionnaire de la bêtise et des erreurs de jugement de Bechtel et Carrière 48 . Le choix des textes est dicté par le thème du numéro de la revue, dans lequel ceux-ci servent d’ancrage culturel pour les articles originaux consacrés à la contemporanéité littéraire. En 1997 paraît la dernière traduction vers le roumain de Maria Ţenchea. Il s’agit d’une annexe ajoutée par Alain Vuillemin à la version destinée aux pays de l’Est de son ouvrage Le dictateur ou le dieu truqué dans les romans français et anglais de 1918 à 1984 49 . Dorénavant, elle va se consacrer aux traductions vers le français : le roumain, en tant que langue mineure en Europe, manque de spécialistes capables de faire connaître les textes des écrivains, des philosophes, des chercheurs, dont les œuvres seraient condamnées à une circulation limitée. Connue et respectée pour son excellente maîtrise du français, Maria Ţenchea est sollicitée, d’abord par ses collègues universitaires, ensuite par d’autres auteurs de Timişoara. C’est ainsi qu’elle réalise la version en français 50 du guide historique de la ville de Timişoara, signé par Ioan Munteanu, professeur d’histoire à la Faculté des Lettres. Puis, la variante française d’un texte portant sur l’interculturalité du Banat 51 , de Victor Neumann, professeur à la Chaire d’histoire de la Faculté. Elle continue avec la traduction d’un article biographique 52 , écrit par Tudor Borza. Elle contribue à la parution d’un guide touristique bilingue 53 de la ville de Timişoara. Elle s’essaie aussi à la traduction littéraire : en collaboration avec Rodica Opreanu, elle réalise la version française du volume de vers signés par Mirel Radu Petcu 54 . Mais le travail qui lui apportera la plus grande satisfaction est la traduction des écrits philosophiques de Corneliu Mircea 55 . Les débuts de la longue collaboration entre l’auteur et la traductrice Maria 48 Pour les références complètes de ces matériaux, v. le volet « Traductions en roumain » de la Bibliographie contenue dans ce volume. 49 La traduction roumaine du livre, tel que ses lecteurs francophones le connaissent, est signée par Liliana Şomfălean. Maria Ţenchea s’est chargée de compléter cette variante par la traduction des passages que l’auteur a ajoutés à l’original, en vue de sa publication à l’étranger. 50 Une bonne quarantaine de pages (p. 91-134) dans Ioan Munteanu, Ghidul municipiului Timişoara , Timişoara, Ed. Helicon, 1994. 51 67 pages traduites, dans le volume bilingue de Victor Neumann, Identităţi multiple în Europa regiunilor. Interculturalitatea Banatului / Identités multiples dans l’Europe des régions. L’ interculturalité du Banat , Timişoara, Ed. Hestia, 1997. 52 Tudor Borza, « Quelques aspects inédits de l’activité du professeur Alexandru Borza », in Contribuţii botanice , I, 1997-1998, Cluj-Napoca, Universitatea Babeş-Bolyai, Grădina botanică « Al. Borza », p. 19-27. 53 Alexandru Cuţara, Timişoara , Timişoara, Ed. Amarcord, 1999, 109 p. 54 Mirel Radu Petcu (1952-2024), ingénieur concepteur originaire de Timişoara, a publié quatre volumes de vers entre 1992 et 2015, dont Semne însingurate – Signes solitaires , Timişoara, Ed. Excelsior, 1994. 55 Corneliu Mircea (n. 1944), psychiatre de formation, est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages et d’essais

RkJQdWJsaXNoZXIy Mjc3NjY=