IN HONOREM | MARIA ȚENCHEA | 2025
31 IN HONOREM – MARIA ŢENCHEA fournies, les banques de données (sur CD-ROM, pour l’instant) qui commencent à être disponibles dans les centres d’information universitaires. Ses premières sorties du pays après les événements de décembre 1989 sont rendues possibles grâce aux programmes internationaux de perfectionnement destinés aux enseignants de l’Est. À l’été 1990, elle bénéficie d’un stage didactique de trois semaines, organisé à l’Université Perpignan Via Domitia. En 1993, une bourse de recherche « Tempus – Go West » lui permet d’effectuer un stage de recherche de trois mois à la Faculté des Lettres, Langues et Sciences Humaines de l’Université d’Orléans, sous la direction du professeur Gabriel Bergounioux. Ces expériences l’aident à actualiser ses repères scientifiques, à observer les tendances en didactique des langues à la fin du XX e siècle et à comprendre les nouveaux défis de l’enseignement universitaire. Elle met bientôt à profit ces acquis, en donnant des conférences (à l’Université de Cracovie, en 1993), ou en tant que professeur invité (à l’Université d’Artois, Arras, 1995 ; aux Universités de Bruxelles et d’Anvers, en 1999). Sur le plan officiel, elle voyage pour établir des contacts avec d’autres chaires de français d’Europe, pour constituer des groupes de travail communs, pour trouver des projets de recherche collaboratifs. En 1994, Maria Ţenchea fait la connaissance du professeur Alain Vuillemin de l’Université d’Artois. Elle l’invite à Timişoara pour qu’il donne une conférence sur la figure du dictateur en littérature, devant les étudiants de la Faculté des Lettres. Il lui parle de LIROM, le projet intégré au réseau « Littératures francophones » de l’AUPELF-UREF, censé dresser l’inventaire systématique et exhaustif des textes littéraires roumains d’expression française. Elle reçoit avec enthousiasme la perspective de faire adhérer la Faculté des Lettres de Timişoara – représentée par la Chaire de littératures roumaine et comparée et par la Chaire de français – à ce travail d’équipe, aux côtés du Centre d’Études et de Recherches sur les Textes Électroniques Littéraires (CERTEL) dirigé par le professeur Vuillemin, et de l’Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris III). L’expérience que lui apportera ce travail sera décrite dans trois articles, publiés respectivement en 1996, 1997 et 1999 58 , aux différents stades de la réalisation du projet. C’est toujours le professeur Alain Vuillemin qui introduit Maria Ţenchea auprès des enseignants en linguistique de l’Université d’Artois. Sa parfaite connaissance du français, son ouverture d’esprit, sa disponibilité totale aident madame Ţenchea à vaincre la réticence initiale des chercheurs natifs. La bienveillance avec laquelle on l’accueille se transforme bientôt en respect : on la traite en égale. Le Centre de recherche 58 V. le volet « Articles » de la Bibliographie ci-après.
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