IN HONOREM | MARIA ȚENCHEA | 2025

36 ses collègues, en qualité de responsable du syndicat. Et dans les années 2000, ces situations particulières deviennent de plus en plus nombreuses, à cause des frais d’études à payer, qui obligent une partie des étudiants à prendre un emploi pour s’entretenir, en parallèle de leur formation universitaire. Elle sait donner le bon conseil, proposer des facilités, obtenir de l’aide de la part des autorités compétentes pour les étudiants en difficulté. Nombreux sont ceux et celles qui trouvent en elle l’appui nécessaire pour finir leur parcours. En 2004, Maria Ţenchea est élue doyen par le Conseil de la Faculté des Lettres. Ses responsabilités administratives se multiplient, mais elle emploie toute son énergie pour répondre aux attentes venues de toutes parts et pour faire avancer sa Faculté. Pendant son mandat est créée (2005) la filière en Langues Modernes Appliquées (LMA) de l’Université de l’Ouest, pour laquelle elle dresse le premier programme d’études, en collaboration avec Mirela Borchin 67 , le vice-doyen de l’époque et Georgiana Lungu-Badea 68 , spécialiste en traductologie. C’est à la même année que la Faculté des Lettres de Timişoara adhère au Processus de Bologne, avec tout ce que cela suppose : modification des programmes d’études et redistribution des disciplines dans la nouvelle grille prévue pour le cycle de licence de trois années, introduction des crédits transférables pour faciliter les échanges d’étudiants entre les universités européennes, internationalisation de l’institution. Dans sa qualité de doyen, elle est présidente de toutes les commissions doctorales pour la soutenance des thèses rédigées sous la direction des professeurs de la Faculté des Lettres de Timişoara. (En tant que professeur, elle est déjà membre rapporteur de vingt-sept thèses et participe à leur soutenance aux Universités de Bucarest, Cluj- Napoca, Craiova, Constanţa, Jassy, Suceava, Timişoara, de Strasbourg et de Reims.) Toutes ces heures passées au service de son institution et de la communauté universitaire, elle les fait contrebalancer par des après-midis consacrés à ses propres recherches linguistiques et traductologiques. Et comme elle aime bien provoquer des débats, écouter des points de vue différents sur les questions qu’elle aborde, être incitée à trouver des arguments supplémentaires pour appuyer ses thèses, elle lance la plupart de ses travaux lors des colloques et des congrès, devant un public de spécialistes. Aussi multiplie-t-elle ses « sorties » du pays pour donner des conférences (Angers, 2000 ; Vienne, 2006) ou pour participer aux rencontres des spécialistes, telles que le Colloque international de linguistique et de philologie romanes (Salamanque – 67 Mirela Borchin (n.1966), maître de conférences à l’Université de l’Ouest, de Timişoara, spécialiste en linguistique générale, en sémiotique, en langue roumaine (orthographe, orthoépie, ponctuation, sémantique), romancière et essayiste. 68 Georgiana Lungu-Badea (n. 1967), professeur HDR à l’Université de l’Ouest où elle enseigne l’Histoire de la traduction, la Méthodologie de la traduction et l’Initiation à la traduction. Eugenia Tănase

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