IN HONOREM | MARIA ȚENCHEA | 2025

38 l’acte RÉPÉTER » – 2001), à Paul Miclău (« Valeurs et emplois du gérondif passé en français » – 2007). Elle aborde aussi le domaine de la néologie en lexicologie, avec son étude « De Babel à la (dé)babélisation : une nouvelle famille lexicale » (SCL – 2009). Néanmoins, ses réussites notables de la période 2000-2010 consistent en la publication d’un volume personnel d’études grammaticales, Noms, verbes, prépositions 70 et du Dicţionar contextual de termeni traductologici (franceză-română) 71 , ouvrage issu d’un projet de recherche national (CNCSIS 1441/2006) dont elle est la responsable. En matière de traductions, Maria Ţenchea continue sa collaboration avec le philosopheCorneliuMircea (2001, 2010). Elle traduit aussi plusieurs articles d’histoire, d’ethnologie, de culture régionale contenus dans le volume collectif Le Banat. Un Eldorado aux confins , publié en 2007 sous l’égide du Centre interdisciplinaire de recherches centre-européennes et de l’Université de Paris-Sorbonne (Paris IV). Elle reprend la plume pour donner la version française du roman Liziera – La lisière de Petru Pintilie (2001 – en collaboration avec Liliana Şomfăleanu) et des volumes de poèmes L’art de la séduction (2002) et Polilog – Polylogue (2005) de Lucian Alexiu. C’est à la même époque que Maria Ţenchea se lance dans la récupération de la mémoire collective, en valorisant une partie de ses archives personnelles, familiales ou institutionnelles qui se trouvent en sa possession. Elle soigne, en collaboration avec Veturia Ţenchea, un volume de mémoires de son grand-père, l’académicien Alexandru Borza ( Însemnările unui botanist român dintr-o călătorie în China – 2002). Elle écrit un article en hommage au professeur Ioan Coste 72 qu’elle présente au symposium commémoratif (2006) dédié à cette personnalité de Timişoara, et qui paraîtra en volume une année plus tard. Elle coordonne aussi deux volumes consacrés à son institution : Filologie 50 (2006) et Documente privitoare la înfiinţarea Universităţii de Vest din Timişoara (2009) 73 . Et si elle se lançait dans l’investigation de sa propre mémoire, qu’en retiendrait- elle ? Le souvenir des 40 promotions d’étudiants en français, à la formation desquels elle s’est dédiée avec toute sa passion et son énergie ? Les quelque 150 mémoires de licence, 30 dissertations et 60 travaux didactiques rédigés par les professeurs du 70 Études de linguistique française et roumaine , publié à Timişoara, Hestia & Mirton, 2006. 71 Timişoara : Editura Universităţii de Vest, 2008. 72 Ioan Coste (1942-2004), botaniste, professeur à l’Université des Sciences Agricoles du Banat (Universitatea de Ştiinţele vieţii « Regele Mihai I » din Timişoara) et grand ami de la France. Dans les années 1990, il a participé à l’instauration d’un partenariat culturel entre les villes d’Orléans et de Timişoara. 73 V. la section « B. Bibliograhies, mémoires (études et articles, volumes coordonnés, éditions critiques) », ci-dessous. Eugenia Tănase

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