IN HONOREM | MARIA ȚENCHEA | 2025

66 moments très agréables en sa compagnie, en contexte familial ou lors de rencontres professionnelles, avec ses collaborateurs et disciples. Je dois également rappeler ici la présence bienveillante de ma tante Viorica Lascu (née Borza), elle aussi universitaire, œuvrant dans le champ des lettres, en tant qu’italianiste, à l’UBB. La présence de ces personnes a largement contribué à ma formation intellectuelle, soutenant d’une certaine manière un travail indépendant et, sur tout mon parcours, ma préoccupation pour l’autoperfectionnement. Ayant à cœur de conserver la mémoire de toutes ces personnes, j’ai publié, pendant les dernières années, des articles, chapitres de livres ou autres textes évoquant des souvenirs dont elles sont les protagonistes, ainsi qu’un certain nombre de documents-témoignages. R. M. : Croyez-vous à la vocation unique dans la vie ? M. Ţ. : Je ne sais pas, cela est bien possible. En ce qui me concerne, les activités que j’ai pratiquées – avec une égale passion – s’organisent en trois volets, appelons- les vocationnels : j’ai été à la fois professeur, linguiste et traductrice. Voici un rapide survol : J’ai déployé des activités didactiques avec les étudiants en licence et en master (cours magistraux, séminaires, travaux pratiques, direction de mémoires, etc. – pour une grande diversité de disciplines), et aussi avec les professeurs de français du secondaire (exposés, conférences, examens, inspections, direction de mémoires). Il fut un temps où les étudiants en français étaient bien plus nombreux et bien plus motivés… Le travail avec les étudiants qui préparaient des mémoires de licence et des dissertations en master offrait constamment de grandes satisfactions, le niveau général était très bon. Et je peux dire qu’au cours des années, j’en ai dirigé, de ces travaux… En tant que linguiste, j’ai effectué des recherches en linguistique française, en linguistique contrastive (français-roumain) et comparée (linguistique romane). J’ai soutenu des communications et des conférences, j’ai publié des livres et des articles, j’ai édité des revues et des volumes collectifs, j’ai été membre de plusieurs sociétés scientifiques. Mon expertise académique m’a servi en tant que membre rapporteur d’une trentaine de jurys de thèses de doctorat, en Roumanie et en France. En tant que traductrice, j’ai acquis des expériences diverses : traductions écrites (œuvres littéraires ou textes de spécialité), révision de traductions, interprétariat (de conférence et de liaison), à quoi s’ajoutent des regards théoriques sur la traduction (perspective traductologique). Je dirai que ce qui réunit ces trois genres d’activités, c’est la passion pour la langue française, dans tous les aspects qu’elle comporte : langue, littérature, culture et civilisation françaises, francophonie. Ramona Malița

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