IN HONOREM | MARIA ȚENCHEA | 2025
76 perfectionnement (linguistiques ou pédagogiques) ou de documentation ; mobilités TEMPUS, ERASMUS ; accompagnement des étudiants dans des voyages organisés ou concours professionnels ; inspections pour l’obtention de grades didactiques dans l’enseignement secondaire… J’ai essayé de profiter de chaque occasion qui s’offrait à moi pour découvrir de nouveaux horizons, proches ou lointains, diverses destinations – en Roumanie et dans plusieurs pays d’Europe – valorisant en égale mesure le patrimoine architectural, culturel et naturel. À chaque fois, découverte de paysages urbains (rues, édifices, parcs et jardins, fleurs et arbres) mais aussi de paysages naturels (mer, montagnes, lacs, rivières, forêts ; il y a toujours, quelque part, le souvenir du Jardin Botanique de Cluj…) et, par-dessus tout, rencontre de personnes… Et oui, j’ai toujours eu une passion pour les photos… La photographie m’a aidée à prolonger dans le présent la mémoire des choses et des personnes, à travers des images à la fois fugitives et durables. Là, je vais mentionner également ma passion pour les cartes postales illustrées et les guides touristiques. Comment sont nés ces hobbys ? Il s’agissait d’une impulsion intérieure soutenue par l’ambiance familiale, le désir de contacts avec un univers plus large que la sphère limitée du quotidien et de ma ville. Je pourrais ajouter aussi que la passion pour la musique a été une constante dans toutes les étapes de ma vie. La musique, je l’ai d’abord pratiquée de manière suivie au lycée (le piano), puis sporadiquement, tout en fréquentant les concerts et les spectacles d’opéra, aussi bien à Timișoara qu’à Cluj. Je me souviens avec plaisir qu’à un certain moment, j’ai organisé avec un groupe d’étudiants en français, futurs professeurs, un cercle de chansons françaises traditionnelles. Parmi mes souvenirs les plus agréables de mon activité didactique, il y a aussi les cours pratiques au laboratoire phonétique, où la musique avait bien sa place : d’une part, les étudiants se familiarisaient avec la musique de la langue française, à travers des exercices appropriés, et, d’autre part, ils apprenaient à écouter et à comprendre les plus belles chansons françaises. R. M. : Quel est votre succès dont vous êtes la plus fière ? Et quel est votre plus grand regret dans la vie professionnelle ? M. Ţ. : Je parlerais plutôt de succès au pluriel : il s’agit de plusieurs genres de réalisations qui, au fil du temps, m’ont donné satisfaction de façon plus particulière. Je suis fière, avant tout, d’avoir pu contribuer à la construction et à l’évolution ascendante du Département de français de Timișoara, et puis, d’avoir contribué à nouer des relations professionnelles et amicales durables avec des universités françaises. En 2006, j’ai eu l’honneur d’organiser, en tant que doyen de la Faculté des Lettres, Ramona Malița
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