AGAPES FRANCOPHONES 2019

Avant-propos _____________________________________________________________ 12 • La comparaison-trope, formatrice de style(s), en tant que forme de l’expression artistique et de l’imagination visuelle, directement et richement liée à la métaphore qu’elle annonce ; comparaisons ornementales et allégoriques ; • Les formes stylistiques de la comparaison à travers les époques et/ou les courants littéraires (chez les antiques et les modernes, chez les romantiques et les réalistes, chez les symbolistes et les surréalistes, etc.) ; • La comparaison en tant que méthode scientifique d’analyse, employée dans l’étude des littératures, aboutissant au comparatisme ou à la discipline très en vogue au XIX e siècle et, récemment, ces dernières décennies : la littérature comparée ; • Les études comparatistes et le goût esthétique pour le comparatisme (à partir de l’essai De l’Allemagne de Madame de Staël jusqu’à nos jours). En linguistique La comparaison est l’expression d’une évaluation relative - en parallèle - des qualités, des quantités ou des manières d’agir. La confrontation entre les éléments mis dans la balance conduit à établir soit leur égalité (ou leur inégalité), soit leur identité (ou bien leur différence). Malgré la cohésion du système grammatical exprimant la comparaison en français, et une certaine régularité des constructions langagières qui en résultent, il reste encore des aspects intéressants à étudier tels que : les structures morphosyntaxiques spécifiques ; la nature grammaticale des termes associés dans la comparaison ; les quantificateurs utilisés pour mesurer le rapport d’inégalité ; les constructions comparatives et l’emploi de la négation / de NE explétif ; l’explicite et l’implicite dans la comparaison ; d’autres moyens pour exprimer la ressemblance et la dissemblance /l’identité et la différence (déterminants et substituts indéfinis). En tant qu’opération logique que sous-tend tout processus cognitif, la comparaison se manifeste aux niveaux lexical et sémantique de la langue dans : la formation de certains mots composés nominaux de sens « X est comme (un) Y » (du type homme-grenouille, oiseau-lyre) ; les éléments lexicaux à valeur superlative ; la comparaison figée dans les expressions idiomatiques ; la métaphore lexicalisée ; la scalarité sémantique et/ou pragmatique,

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