AGAPES FRANCOPHONES 2019

Mădălina-Ioana TŐK Université Babeş-Bolyai , Cluj-Napoca, Roumanie _____________________________________________________________ 242 Ces deux écrivains de la dernière partie du XIX e siècle se sont fait remarquer par la similarité des personnages et des thèmes choisis, inspirés de la vie sociale. Cependant, la différenciation entre eux est évidente par l’intermédiaire du style opposé, le résultat de leur enfance, des influences et des expériences personnelles vécues. Maupassant est un écrivain célèbre, étudié, canonisé, mais Rachilde n’est pas très connue, car au fil du temps son œuvre n’a pas été trop étudiée, étant presque introuvable à présent. Bien que son ouvrage ait impressionné le public et la critique en fin de siècle grâce à son style audacieux et particulier, son œuvre n’a pas bénéficié d’un examen critique approfondi. Ainsi, la comparaison de ces deux écrivains faisant partie de la même époque, représente un enjeu qui nous permettra d’observer quelles sont les innovations et les particularités que chacun apporte à la littérature et comment ceux-ci sont reçus par la critique et par le public contemporains. Pour cette démarche, nous tacherons de suivre leur parcours personnel et littéraire afin d’avoir une perspective sur leur esthétique littéraire. Biographie L’un des aspects importants dans notre analyse est le contexte familial. Avant de nous pencher sur l’œuvre littéraire, nous nous arrêtons quelques instants sur l’origine, l’éducation et l’influence de la famille, aspects qui jouent un rôle important dans leur parcours. Maupassant naît le 5 août 1850 au château de Miromesnil, à Tourville-sur-Arques, près de Dieppe (Schmidt, 6). Son père, Gustave de Maupassant est un agent de change alors que sa mère, Laure de Maupassant, est issue d’une famille bourgeoise. (Lemoine, 15-17). Son père est une personne artistique qui aime le dessin et la peinture, mais aussi la vie libertine (Schmidt, 7). Par contre, sa mère, femme cultivée, représente une influence positive dans la vie de Maupassant car c’est elle qui transmet à son fils le goût pour la littérature (Lemoine, 19). Dès son enfance, Guy assiste aux disputes entre son père et sa mère à cause des infidélités de son père, d’où le pessimisme et la panique, motifs qu’il évoque plus tard dans ses œuvres. Lorsqu’il a douze ans, bien que ses parents se séparent, il donne des conseils à son père, il veille sa mère et son frère Hervé et devient un mentor à l’égard de sa famille (Schmidt, 7-9). Il ressent une grande affection pour sa

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