AGAPES FRANCOPHONES 2019

Mădălina-Ioana TŐK Université Babeş-Bolyai , Cluj-Napoca, Roumanie _____________________________________________________________ 250 ornements.» (Lemoine, 107). En lisant l’œuvre de Maupassant, il n’est pas difficile d’observer qu’il a la capacité de choisir et de jouer avec des thèmes communs et qu’il transpose subtilement dans son écriture la vie réelle, sociale, politique. En écrivant, il cherche des sujets dans le monde et il les transfère dans ces œuvres, mais il n’a pas la tendance à les expliquer ou à s’expliquer. Bien que l’écrivain aime l’amusement, il défend l’intégrité et n’accepte pas l’hypocrisie comme il le montre, par exemple, dans Boule de Suif : « Non, mon cher, il y a des moments où ces choses-là ne se font pas ; et puis, ici, ce serait une honte. » (Maupassant, 36). Il décrit objectivement ces personnages et les présente tels qu’ils sont, sans inventer, sans essayer de les faire évoluer. En plus il n’a pas le besoin ou la possibilité de changer le destin de ses personnages vu qu’ils sont des êtres ordinaires (Forestier, 7-24). Ainsi, nous avons l’image des personnages qui ne sont autre chose que des prisonniers dans leur propre monde. Par contre, « Les Décadents ne voient pas comme tout le monde et ils sont assez hardis pour traduire fidèlement leurs impressions. » (Heistein, 9). À ce sujet, l’œuvre de Rachilde scandalise et bouleverse le siècle par son écriture interprétée comme audacieuse. Rachilde construit son œuvre autour de la question d’inversion, de dominance, de la violence, du meurtre et de l’amertume surtout à cause de ses expériences d’enfance. Dans une époque marquée par l’écriture masculine, conforme aux normes sociales et au doxa, l’écriture féminine de Rachilde attire l’attention surtout par sa vision différente, libertine, excessive qui transcende les limites et les conventions imposées. Pourtant, son esthétique marquée par l’excès et la déviance ne représente pas un détournement de la réalité, mais le désir de trouver des rapports entre la réalité qui est fiction et la fiction qui est la réalité (Steven, 2). Ceci dit, le but de l’écrivaine est de révéler la réalité du siècle par l’intermédiaire de son écriture, à savoir par la révélation des choses cachées, interdites ou tabous que Rachilde présente par son style et par son écriture au-delà des normes. Rachilde est l’une des écrivaines qui ont fait voir la réalité du siècle par l’intermédiaire de son écriture. Elle ne montre pas uniquement la réalité telle quelle, mais fait appel aussi à la fantaisie, à la psychologie, à l’érotisme, aux sensations intuitives - par exemple dans le roman Monsieur Vénus : « - Je ne suis pas un homme ! je ne suis pas du monde ! riposta Jacques, frémissant d’une rage impuissante : je suis l’animal

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