AGAPES FRANCOPHONES 2019

Deux étoiles de la poésie du XIX e siècle : fragments français comparés des créations de Iulia Hasdeu et de Ondine Valmore _____________________________________________________________ 263 poétesse, française, cette fois-ci, Ondine Valmore. Ondine Valmore (de son vrai nom Hyacinthe Marceline Junie Valmore) est née le 2 novembre 1821. Elle était la fille de Marceline Desbordes Valmore, également poétesse et de Prosper Lanchantin dit Valmore, acteur. La fratrie de quatre enfants dont Ondine fait partie sera lourdement affectée par la tuberculose puisque ses deux sœurs y succomberont très jeunes. Ondine combattra la maladie pendant une dizaine d’années mais, malgré divers séjours en Angleterre, elle en mourra également (tout comme Iulia Hasdeu), le 12/02/1853. Ses connaissances en langues, en particulier en latin et en anglais, transparaissent dans ses écrits et nous pouvons observer qu’elle a mené une carrière d’inspectrice des pensionnats. Elle s’est mariée le 16/01/1851 avec Jacques Langlais, un avocat dont elle aura un fils, un an avant de décéder. Les thématiques de la vie et de la mort ainsi que les descriptions de la nature sont très présentes dans sa création poétique, réunie dans Les cahiers d’Ondine Valmore , un ouvrage de 250 pages consultable à la Bibliothèque Nationale de France. La première poésie choisie intitulée « La vie d’une fleur » témoigne du parallèle qui peut être établi entre la lumière et la vie de la flore et la femme, avec sa fragilité, sa sensibilité ainsi que son caractère éphémère qui la mène à la mort. Comme nous l’avons vu supra , cette thématique de l’émerveillement devant les beautés de la nature apparaît aussi chez Iulia Hasdeu. Nous pouvons citer dans la poésie « La vie d’une fleur » : v. 1 l’association du mot aube à son déterminant sa jeune flamme , par la couleur et la fragilité qu’elle dégage. Cette image est renforcée par la portion de vers s’éveillent mes jours (vers 2) qui contribue à établir un parallèle avec la poétesse et une personnification. Aux vers 5-6 la naissante aurore rougissait le vallon fait référence à l’harmonie des couleurs avec le soleil qui apparaît. Le vers 8 Le soleil se levait qu’elle brillait encore… témoigne d’un stade marquant dans la poésie où les rayons du soleil côtoient l’éclat de la fleur dont la vie est déjà bien entamée. Les vers 9-11 dépeignent le ruisseau qui murmurait , en référence à l’eau qui coule à son débit et aussi au temps qui passe et qu’on ne peut rattraper. Nous soulignons aux vers 13-16 la comparaison – assimilation, induite par le coordonnant et , entre les femmes et les roses , en mettant en parallèle et en alternance la douceur, l’éclat de la vie et le plaisir éphémère, d’une part et l’ombre, la tristesse et la mort, d’autre part. Ceci est accentué par l’utilisation des temps dans la poésie : présent et futur, synonymes

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