AGAPES FRANCOPHONES 2019
Estelle VARIOT Aix Marseille Université, CAER, France _____________________________________________________________ 264 d’espoir à la première strophe ; imparfait à la seconde qui renvoie à une description d’un état passé ; présent et conditionnel, à la troisième, induisant une forme de résistance au cours de la vie ; présent et infinitif, à la quatrième, renvoyant à l’aspect et à l’acceptation du sort et de la destinée… dans la pudeur de l’ombre. La poésie « La mort du papillon » est également d’une grande délicatesse et d’une réflexion philosophique sur la vie qui subit des aléas. Un parallèle peut être effectué avec la poésie « Papillon » de Iulia Hasdeu. Nous soulignons, ci-après, différentes techniques de comparaisons – assimilations qui permettent d’illustrer cette osmose avec la nature. Ainsi, nous observons, au vers 1 de la poésie « La mort du papillon », l’image du papillon décrit comme une fleur du ciel , par le parallèle établi entre la délicatesse des ailes de celui-ci et celle des pétales de fleurs. Au vers 2, une comparaison apparaît, introduite par l’élément comme : comme un songe flottant qui permet à la poétesse d’établir un parallèle avec les battements d’ailes du papillon, sources d’équilibre en l’air et de liberté. Au vers suivant, la vie ouvrait son livre , la comparaison est induite et renvoie à la douceur des débuts. Au vers 4, Et l’orage a tourné le feuillet palpitant , il est fait allusion aux aléas de la vie, par le biais des intempéries, d’une part et aux chavirements du cœur, d’autre part. Au vers 8, la poétesse introduit une nouvelle comparaison, par la portion de vers … comme un chant qui souligne le caractère éphémère et minuté de la vie. Cette image est mise en parallèle au vers 14 avec l’oiseau qui jette au ciel sa voix , annonçant le parallèle entre la voix qui tombe en fin de phrase ou du chant et la fin de la vie dont on prend conscience par le mot départ (v. 18). Au vers 23, comme une prière , renvoie à la spiritualité quand on se trouve aux dernières extrémités de la vie qui apaise comme la brise (v. 24). Aux vers 24 et 32, il est fait référence au tombeau du papillon qui est caché par les fleurs de la terre, ce qui ramène à l’idée que tout revient à la terre. Nous continuons par la poésie « Vivre, aimer » qui constitue une forme d’ode et d’espoir d’une jeune femme aux portes de la mort. La métaphore Bercer le présent par l’espoir (v. 2) renvoie à l’optimisme et à la douceur nécessaires pour continuer à vivre l’instant et pour avancer, tandis que Toujours marcher dans le mystère / Toujours se regarder sans voir (v. 3-4) souligne le fait que l’on ne connaît jamais totalement le reste du monde et que c’est en allant de l’avant qu’on peut espérer connaître les choses. Au vers suivant, nous relevons Étouffer dans sa chrysalide qui constitue
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