AGAPES FRANCOPHONES 2019

Une description syntaxique et sémantique du système de la comparaison en français _____________________________________________________________ 285 Notons au passage que les termes français en rapport avec la com-par-aison sont dérivés du sens de parité, de dualité : a ppar ier, faire la paire ; alors que les termes allemands sont formés, eux, sur l’idée de semblable, d’identique ( gleich ) : Gleic h nis , Ver g leich , Ver gleich ung. 1. Le point de vue syntaxique – qui n’exclut pas la sémantique La relation comparative est le plus souvent marquée par le terme « comme ». On se demandera si dans l’opération ordinaire de comparaison il s’agit bien, comme on le dit souvent, de « comparer deux ensembles A et C », c’est-à-dire de mettre l’un et l’autre en rapport. La réponse est qu’en fait on compare toujours un ensemble A « à » un ensemble C. La relation « A comme C » est donc orientée et non-symétrique : « A comme C » ≠ « C comme A » ; dans cette relation, A est un terme premier, une base non suppressible ; C est une expansion de A , C détermine A. Comme est un marqueur de la relation AC . Schéma 1 : A C  _________| Comme On peut risquer une représentation différente de cette structure comparative en empruntant quelques outils à la chimie. On aurait ainsi au minimum une molécule constituée de 3 éléments de force et de nature différentes, à savoir un déterminé un déterminant, un marqueur ; c.-à-d. quelque chose comme un noyau, un atome et une liaison ; ou bien une molécule à deux éléments et une liaison. Schéma 2 : ° ° ° * * * ° A ° < ======= * C * ° ° ° comme * * * déterminé marqueur déterminant A et C peuvent représenter un GN, Pr, GAdj, GAdv, GPart, GV ou une Phrase, c’est-à-dire toutes les catégories grammaticales,

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