AGAPES FRANCOPHONES 2019

Manar EL KAK Sorbonne Université, France _____________________________________________________________ 294 autour de deux choix : un terme qualifié de générique en arabe al- mar ʾ -u 1 ( l’Homme ) et un verbe avec un pronom affixe 2 sujet de personne 4 ( nous ). Dans ces constructions, la sélection du marqueur de comparaison comme réduit le champ à quatre configurations : (a) P comme Q, où P = SV1 et Q = comme on V1 ; (b) P = SV1 et Q = comme on V2 ; (c) Q = comme on V croire, penser, voir ;et (d) Q = on V de dire . Ainsi, pour chacune d’elles, le transfert de on vers l’arabe a révélé un choix particulier ; à titre d’illustration, sur un total de 24 occurrences pour les deux premières constructions, nous avons identifié sept occurrences pour chacun des deux choix cités ci-dessus ( al-mar ʾ -u et un verbe avec un pronom affixe sujet de personne 4). Or, ces deux traductions, choisies généralement dans des proverbes ou dans des énoncés à valeur de vérité générale, révèlent non seulement que la polysémie de on est en cause, mais aussi un sens commun à ces énoncés et qu’il faudrait cerner, car, à regarder de près, une corrélation apparaît entre traduction de on et type de configuration. C’est cette corrélation qui fera l’objet de notre étude, et qui nous permettra de dégager la ou les valeurs de on dans chacune d’elles. En effet, ces configurations retiennent l’attention pour deux raisons : d’une part, le marqueur comme qui constitue le prototype d’une comparaison de similitude fondée sur une ressemblance par similarité, est, lui aussi, polysémique. D’autre part, la ressemblance par similarité, par sa nature qualitative qui « n’opère pas de gradation quantitative sur un paramètre, mais rapproche les comparandes sur la base d’une similarité ou d’une analogie » (Fuchs, 2014, 13), se caractérise par une ressemblance qui s’opère entre des comparandes pouvant être des entités, des situations, ou encore des énonciations, et donne lieu à un certain nombre d’effets de sens. Par conséquent, la multiplicité des traductions de on jointe à celle des effets de sens ainsi qu’à la polysémie de comme permet de s’interroger à la fois sur la valeur de on et sur celle de la subordonnée. D’où un certain nombre de questions : la comparative est- elle responsable de l’irrégularité / homogénéité dans la traduction ? Dote-t-elle le pronom on d’une valeur particulière ? Quelle est cette (ou ces) valeur(s) ? Quel sera l’effet de sens produit par la comparative ? Quelle est donc sa valeur ? 1 Ce terme est qualifié de générique en arabe, car il réfère à l’Homme et s’emploie surtout dans les proverbes ou dans les énoncés à valeur de vérité générale. 2 En arabe, c’est le verbe qui porte le pronom sujet.

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