AGAPES FRANCOPHONES 2019
Manar EL KAK Sorbonne Université, France _____________________________________________________________ 296 respectivement entre situations, ou entre énonciations, ce qui nous amène à traiter les configurations (a) et (b) comme faisant partie de la première catégorie et (c) et (d) de la seconde. Dans les deux cas, nous procédons à l’identification de la valeur de comme ainsi qu’à celle de on , tout en prenant en considération un ensemble de critères syntaxiques et sémantiques qui nous permettent de jeter un coup d’œil sur la polysémie de on ainsi qu’à celle de comme pour dégager la valeur de la subordonnée dans sa totalité. Précision et délimitation Avant d’entrer dans le vif du sujet, nous donnons quelques précisions se rattachant à la construction syntaxique de la subordonnée. Pour ce faire, nous adoptons la répartition élaborée par Soutet (2018, 93) qui distingue deux types de propositions : subordonnées non conjonctionnelles et subordonnées conjonctionnelles. Nous nous intéressons particulièrement à ces dernières, étant donné que la présence d’un démarcatif subordonnant conjonctionnel, en l’occurrence, de comparaison, est essentielle. Deux types de démarcatif apparaissent : relatif et conjonctif ; le premier donne naissance à des propositions relatives et le second à des conjonctives. Les propositions conjonctives se scindent, à leur tour, en deux grandes classes selon qu’elles sont introduites par le conjonctif en si ou par celui en que. Cette classe donne naissance à des conjonctives pures ou relationnelles, appelées circonstancielles, qui se définissent par le fait que l’outil d’enchâssement inclut une composante lexicale. Or, pour identifier les conjonctives relationnelles ou circonstancielles, le critère morphologique paraît de rigueur. Soutet (2018) relève ainsi trois degrés de soudure des constituants : (a) soudure nulle lorsque le constituant à charge lexicale appartient à la régissante : aussi, autant si, tant, tellement, etc., qui représente plutôt la subordonnée conjonctive (comparative ou consécutive) ; (b) soudure sans perte de l’autonomie graphique des constituants : avant que, bien que, etc. ; et (c) soudure avec perte de l’autonomie graphique des constituants : puisque, quoique, etc. C’est dans ce sous- ensemble que seront rangées les conjonctions comme et quand issues respectivement des formes latines quomodo et quando et qui intègrent en elles l’élément kw- , à la base du morphème k- , lequel se réalise sous une forme presque pure dans le conjonctif que .
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