AGAPES FRANCOPHONES 2019

Quelle(s) valeur(s) le pronom on peut-il avoir dans les subordonnées comparatives ? _____________________________________________________________ 303 Q (avec virgule après P ) . Ainsi, dans ce type de construction, comme possède le sens de « ainsi que » et agit en tant qu’adverbe d’énonciation où le V de Q est, soit un verbe d’attitude propositionnelle (12), soit un verbe de parole (13) : (12) Comme on pouvait le craindre, le conflit s’est généralisé. (Fuchs et Le Goffic 2005, 173) (13) Ce matin, (…) les Pruneaux, comme on dit , n’en menaient pas large. (Fuchs 2014, 159). Or, ces deux énoncés ne se trouvent pas au même niveau énonciatif, puisque l’analogie apparaît entre les circonstances d’énonciation, ou entre les conditions de vérité et les deux contenus propositionnels. Cela étant, le point de vue de Pierrard (2008) sur les ‘’tours co-énonciatifs’’ paraît mieux correspondre à cette situation, car la concomitance se situe au niveau de l’énoncé-même amenant à une co-énonciation. Ainsi, Pierrard postule que le ‘’tour co-énonciatif’’ possède trois caractéristiques : d’abord, P1 (P) dans sa totalité est argument objet de P2 (Q), ensuite, il ne tolère jamais l’ellipse du verbe et enfin, il se caractérise par une forte mobilité de P2 (Q) dans l’énoncé. Compte tenu de ces caractéristiques, nous nous trouvons face à deux propositions complètes avec un verbe conjugué dans chacune d’elle. Il faudrait, à ce stade, observer la fonction de la subordonnée qui contient le groupe on + verbe conjugué. Ce qui nous renvoie au second paramètre, à savoir le marqueur comme . Mais en raison de sa polysémie, ce marqueur a pu révéler, en plus de la manière, l’identité dans certaines constructions. La comparative indique alors un rapport d’identité ou de conformité dans une relation d’équivalence partielle, ce qui explique l’apparition de comme dans des subordonnées autres que des comparatives pour marquer une co- énonciation. Cette co-énonciation concerne principalement la matrice et la subordonnée, car comme marque subtilement une identité temporelle sans inférer toutefois la temporalité comme en (14) : (14) Juste comme j’allais partir , le téléphone a sonné. (Fuchs et Le Goffic 2005, 271). Mais sans aborder tous les types de conjonction que comme peut assurer (temps, causalité, comparaison 11 ), nous soulevons 11 Voir à ce sujet les études de Fuchs et Le Goffic (2005), Moline et Flaux (2008).

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