AGAPES FRANCOPHONES 2019

Manar EL KAK Sorbonne Université, France _____________________________________________________________ 310 Or, même si Anscombre range ces constructions dans la catégorie d’une analogie énonciative selon la classification adoptée par Fuchs et Le Goffic (2005), il paraît incontestable de ne pas y voir la possibilité d’attribuer une valeur de conformité ou de généralité à cette catégorie. En effet, le fait de s’appuyer sur une expression en incise qui sert à opérer une analogie énonciative entre deux énoncés doit déclencher un autre type d’usage de on ainsi qu’un autre effet de sens. Cela pourrait expliquer l’absence de comme on sait dans notre corpus devant une forte fréquence de comme on dit . En revanche, il est possible d’employer comme on devant des verbes tels croire, nommer, appeler, etc ., en incise ou avec un pronom anaphorique, ce qui formera cette configuration. Ainsi, la forme de la comparative de MA devient : comme + dire conjugué + SN sujet avec : (1) non-effacement du verbe dire et (2) effacement de l’élément X, de statut autonyme, complément du verbe dire . Authier-Revuz identifie trois constructions : a. X comme on dit Y ; b. X ou Y, comme vous voulez ; et c. comme le dit SN sujet. Nous nous intéressons plutôt à la première et à la troisième constructions pouvant contenir le morphème on dans son SN. Cela étant, en raison de la présence du verbe « dire » en modalité autonymique et selon les caractéristiques élaborées par Authier-Revuz, comme continue d’avoir une valeur de marqueur de manière, alors que on possède la valeur de « tout le monde », ce qui accentue la conformité entre la matrice représentant l’occurrence et la subordonnée comportant le type. Par ailleurs, la présence d’un COD à caractère anaphorique peut constituer l’indice d’une valeur anaphorique de « tout le monde », comme il a été indiqué pour on , qui, avec sa valeur de 3 e personne, se trouve dans un continuum d’une relation référentielle où le groupe peut ou non être présent dans le contexte linguistique. Trois séries d’exemples ont été identifiées selon la présence de l’un des critères suivants : circonstant temporel, spatial ou complément d’objet. Nous avons noté un seul exemple avec le verbe « dire » sans marquage à l’imparfait, mais où ce temps peut avoir un rôle similaire à un pronom objet car il renvoie à une situation référentielle dans le contexte linguistique. En ce qui concerne la traduction, nous avons observé une homogénéisation de choix pour les comparatives à MA, comme dans les exemples (30) et (31), où une construction passive a été proposée, car favorisée par l’apparition d’un circonstant locatif ou temporel :

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