AGAPES FRANCOPHONES 2019
Comparer pour intensifier : structures linguistiques et types de comparaison en français _____________________________________________________________ 357 En plus de son appartenance à telle ou telle structure, le fait de faire fonctionner un certain type d’inférence (comparative ou autre) est l’un des critères de description devant intégrer une base de données d’expressions de l’intensité en cours d’élaboration. Cette base constituera un dictionnaire de collocations spécialisé (le Dictionnaire Électronique des Structures Linguistiques de l’Intensité du Français ) 3 . L’objet de cet article est de présenter les structures linguistiques exprimant l’intensité qui reposent sur une inférence comparative (ainsi que quelques formes représentatives plus libres) et de les mettre en correspondance avec les types de comparaison exposés par Fuchs (2014). Si l’intensité est, dans ce dernier ouvrage, mentionnée comme effet de sens habituel de certains types de comparaison, cet effet existe également pour d’autres types, mettant chaque fois en œuvre une inférence comparative subtilement différente. Après un bref rappel terminologique (encadré), les comparaisons seront présentées (jusqu’au § 7) selon leur forme (le § 8 étant précisément consacré aux expressions sans structure grammaticale particulière). Pour les autres notions exposées par Fuchs (2014), auxquelles le présent article fait référence (types, schémas de comparaison), on se reportera pour mémoire à l’annexe en fin d’article 4 3 Le projet DESLIF (présenté à Catane en septembre 2018 au V e colloque de parémiologie et de phraséologie – PHRASIS ) sera mené en collaboration avec Ewa Pilecka et Małgorzata Izert de l’Université de Varsovie. 4 Comme il n’est toutefois pas évident de savoir ce qui est un marqueur de comparaison et ce qui n’en est pas (en dehors des exemples canoniques) la distinction comparaison – métaphore ne sera pas ici utilisée comme concept opératoire.
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