AGAPES FRANCOPHONES 2019
Clara ROMERO Université de Paris, Laboratoire MoDyCo (UMR 7114) _____________________________________________________________ 360 Dans les exemples suivants, le Ca n’est autre que le Cé (= Cé dédoublé), il n’est donc pas répété non plus : Çamarche [sans roulettes] comme [ça marcherait] sur des roulettes. Ça ( r ) entrer [là où ça (r)entre] comme [ça rentrerait] dans du beurre. ou encore (avec une glose plus sophistiquée) : Je m’en fiche comme ce n’est pas permis . Ceci étant, les attestations non stéréotypées sont légion. En particulier, les SV peuvent contenir chacun un complément d’objet différent (considéré comme une variable) alors que le verbe est le même, ce qui autorise son ellipse : Plus coloré que la gamme Ripolin, il Cé manie P le rire VX comme Sempras Ca la raquette VY . <L’Officiel des spectacles , à propos du spectacle "Godard" (au théâtre Le Tartuffe) > Sans que les expressions soient stéréotypées, cette structure s’associe à certains lieux communs comme le paramètre de la facilité avec laquelle on commet des actes fâcheux : Ils licencient comme on pisse. (seul le Ca est stéréotypé, non l’association avec le Cé) . Tu m’as quitté comme on prend le métro. <Chanson+ bifluorée> Les énoncés avec comme si… illustrent le cas de comparaisons où le Cé se dédouble à cause de variables ( comme si le ciel allait lui tomber sur la tête ). La forme [SV comme PPé] en est une forme abrégée évitant de répéter le sujet (Cé) : Il restait planté là comme frappé par la foudre. Il se leva comme { pris d’un besoin pressant / mû par un désir soudain } . 2. Structures avec adverbes dits comparatifs ou superlatifs : comparaisons quantitatives 2. A Formes dites du comparatif Le modèle de Rivara (1990) fournit 12 marqueurs de comparaison, tous susceptibles d’être utilisés dans des comparaisons quantitatives exprimant l’intensité :
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