AGAPES FRANCOPHONES 2019

Clara ROMERO Université de Paris, Laboratoire MoDyCo (UMR 7114) _____________________________________________________________ 364 Les deux entités, identiques, sont explicitement à la fois le Cé et le Ca de l’autre.  Comparaison de déviation. Celle-ci consiste en l’affirmation du degré égal atteint par deux paramètres antonymes sur deux entités. Plusieurs formes en sont possibles : Il Cé a autant réussi P1 que son père Ca avait échoué P2 . Il a réussi, autant que son père avait échoué. On notera les effets de sens suivants (absents de Il a réussi alors que son père avait échoué ) : 1/ haut degré (« Il a largement réussi / son père avait largement échoué ») 2/ la coexistence de ces deux choses n’est pas attendue et offre matière à sous-entendu (même si le contenu de celui-ci échappe) : il y a là quelque chose de remarquable, qui a / doit avoir une explication ou prouve quelque chose.  Corrélatives symétriques d’égalité : Certaines de ces comparaisons sont en fait des comparaisons de déviation (il y a bien deux paramètres antonymes, même si le Ca et le Cé peuvent être une même entité) : Autant son père Ca avait échoué P2 , autant lui Cé , il a réussi P1 . Autant je Ca veux bien P2 arriver plus tôt VY , autant je Cé refuse P1 de partir plus tard VY . Il n’est pas ici question de degré, mais de « renforcer » un aspect de l’énoncé. Dans le premier exemple, c’est le contraste entre les deux situations (voir aussi effet 2/ ci-dessus) qui est souligné. Dans le deuxième, c’est la légitimité de la seconde proposition (le refus), qui se trouve légitimée par la première, laquelle lui sert d’argument.  Corrélatives symétriques d’inégalité : Plus il paye, plus il est content. (= « Il est très dépensier. ») Plus on l’écoute, moins on comprend ce qu’il veut dire. (= « Il est impossible de le comprendre. ») Ces exemples s’analysent de la manière suivante : Pierre Cé est plus content P s’il paye plus VX que s’il paye moins VY : une variable

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