AGAPES FRANCOPHONES 2019

Comparer pour intensifier : structures linguistiques et types de comparaison en français _____________________________________________________________ 373 5. Adjectifs et adverbes dénominaux Certains adjectifs dénominaux recèlent des comparaisons correspondant, selon le cas, à l’un des types décrits aux § 3.A, 3.B et 3.C. Certaines expressions stéréotypées connaissent les deux variantes, même si leur fréquence peut différer : Mais l’adjectif correspondant n’est pas nécessairement disponible. À l’inverse, il se peut que seule la version adjectivale soit lexicalisée ( un air angélique , une situation ubuesque , un projetpharaonique ), cela n’est pas prévisible. De même pour les adverbes dénominaux en –ment acceptant une glose en comme : 6. Formes de juxtaposition ou de coordination Il arrive que le rapport entre N1 et N2 ne soit pas marqué par quoi que ce soit, ou alors par tout autre chose qu’un marqueur de comparaison 6.A Structure [(Dét.) N1(-)N2] ( un effet bœuf , un voyage éclair ) Avec N1 comme Cé et N2 comme Ca, cette structure de comparaison, similative mais pas forcément intensifieuse 19 , est largement attestée, que ce soit avec des associations stéréotypées ( une ville-champignon , un effet bœuf , un roman fleuve , un argument massue , une filière poubelle , un produit phare , des chaussures-miroirs , une opération coup-de-poing ) ou inventives ( un concert mammouth , un voyage éclair , une justice escargot , une campagne marathon , un dialogue mitraillette ). 20 19 Elle peut être lexicalisée, technique ( lit parapluie ) ou spontanée, plaisante ( poubelle- préservatif ). 20 La plupart de ces exemples ont été recueillis par M. Izert (2008). Par ailleurs, comme dit en introduction, cette structure n’est pas forcément comparative : une recette minute .

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