AGAPES FRANCOPHONES 2019
Clara ROMERO Université de Paris, Laboratoire MoDyCo (UMR 7114) _____________________________________________________________ 376 apparaitre comme , v. § 8.B), tandis que ceux de la comparaison principale sont des formes typiques du schéma localisant (v. Annexe) ( comparé à , à côté , par rapport à , en comparaison ). 8. Formes sans structure particulière Ces formes ne peuvent naturellement pas être inventoriées, même si l’on peut observer certaines récurrences discursives. Ce que nous présentons ci-dessous est un échantillon illustratif de la variété rencontrée dans le langage courant, en regroupant les formes selon le type de comparaison. 8.A Comparaisons quantitatives Les alternatives aux adverbes quantitatifs ( plus , moins , etc.) ne sont pas grammaticalisées en français. Elles ne sont pas inattestées pour autant. On trouve en particulier des verbes comme égaler , dépasser , faisant du degré le prédicat. L’exemple suivant a ceci de particulier qu’il est une litote : On peut encore trouver l’édition romaine de 1645 chez certains antiquaires, moyennant une somme indéniablement inférieure à celle que la Mafia a amassée en Suisse) <Eco, Comment voyager avec un saumon > Les résultats sont à la hauteur de mes espérances. Les résultats dépassent mes espérances. 8.B Comparaisons similatives Outre l’adverbe comme et les prépositions, on trouve l’adverbe tel , lequel n’est jamais un élément d’expressions stéréotypées. Les comparaisons sont avant tout similatives, mais un effet intensifeur n’est pas exclu : C’est alors que les soucis envahissent son esprit […] , tels des patients bruyants qui attendent toute la nuit que le cabinet du médecin ouvre enfin. <Lodge, Jeu de société , trad.> Quant aux alternatives lexicales, elles sont syntaxiquement variées et expriment surtout : - l’état de similarité : être , sembler , ressembler à , s’apparenter à , passer pour , avoir l’air , semblable à , une sorte de…
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