AGAPES FRANCOPHONES 2019

Angélique MASSET-MARTIN Grammatica , Université d’Artois, Arras, France _____________________________________________________________ 406 de travailler l’angle culturel (deux sur la notion de politesse, et d’autres sur la prise de contact, le mimo-gestuel, le non-verbal). C’est plus que ce à quoi nous nous attendions, mais là il est intéressant de remarquer que les propositions ont été faites pour des publics avancés (au moins niveau B1) quand la grammaire était introduite dès le niveau débutant (cette hypothèse a été vérifiée). Si l’on pousse un peu plus loin l’analyse des résultats, on peut dire qu’il a été relativement aisé pour les étudiants de proposer des activités de comparaison, sans doute parce qu’ils y ont recouru eux-mêmes, même si cela n’a jamais été fait explicitement en classe quand ils ont appris une langue étrangère. Un seul groupe cependant (franco-chinois) a été capable de travailler sur la démarche interculturelle dans son intégralité 4 . De plus, bien que les étudiants aient visionné la vidéo de madame Auger et en aient discuté, il est intéressant de constater qu’ils ont, pour la plupart, choisi de travailler surtout sur les différences et non les points communs entre les langues. L’exception notable étant celle du groupe composé d’un Algérien et d’un Laotien qui ont montré qu’à la forme affirmative, les trois langues étaient construites de la même façon (SVO), mais que les différences apparaissent aux formes négative et interrogative. En ce qui concerne les raisons des choix faits par nos étudiants, nous avions fait l’hypothèse que ces derniers seraient fonction des difficultés rencontrées ce qui a été vérifié pour l’ensemble des groupes. Certains sont partis des erreurs qu’ils commettaient et commettent encore, d’autres ont pris comme point de départ un malaise ou une mécompréhension lors d’une interaction interculturelle. Par exemple, les Croates au restaurant en France, ou une étudiante française au Japon (cf. le tableau en annexe). Quant aux supports utilisés, nos étudiants ont intuitivement recouru aux documents authentiques, préconisés en interculturel, et des corpus, plus ou moins fabriqués, à partir desquels les apprenants de FLE sont censés tirer des conclusions quant au fonctionnement du français en comparaison à leur langue maternelle. 4 Pour un niveau B2 autour de la culture d’entreprise, avec des jeux de rôle où il fallait prendre la place du natif français, après avoir abordé à la fois le verbal (et l’humour), le non-verbal et le para-verbal, les différences entre Chinois et Français étant remarquables. Ils ont également mentionné la notion de « face », très spécifique à la culture chinoise.

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